Tout bénéfice pour l'Equatorien Jhonatan Narvaez (Ineos) qui a pu se montrer le plus fort dans un duel avec Mark Padun, qui a connu une crevaison dans la finale. L'Ukrainien de Bahrain-McLaren a bien tenté de revenir sur son compagnon d'échappée mais il a explosé en vol, laissant la formation Ineos s'offrir une troisième victoire d'étape sur ce Giro.

Au fil des cinq difficultés de la journée, trois de 3e catégorie et deux de 4e, Jhonatan Narvaez et Mark Padun s'étaient en effet détachés pour passer le San Giovanni in Galilea (4.7km à 5.6%), le dernier col de la journée, à 30 bornes de l'arrivée, avec 1:30 d'avance sur l'Australien Simon Clarke (EF Pro Cycling) et 3:40 sur un groupe de poursuivants avec le Suisse Simon Pellaud (Androni Giocattoli-Sidermec), le Danois Jesper Hansen (Cofidis), le Français François Bidard (AG2R-La Mondiale), l'Italien Manuele Boaro (Astana) et l'Américain Joey Rosskopf (CCC).

Victime donc d'une crevaison, Padun devait laisser filer l'Équatorien, même si distancé de près de 30 secondes, l'Ukrainien trouvait les ressources pour se rapprocher à une dizaine de secondes. A 6 kilomètres de l'arrivée, l'écart était remonté en faveur de Narváez qui ne laissait pas passer sa chance.

L'Équatorien filait vers la 4e victoire de sa carrière après son succès à la Semaine Internationale Coppi et Bartali, dont il a remporté une étape, cette année.

Les Deceuninck-Quick Step faisait le travail dans le peloton, à plus de 8 minutes, pour tenter de ramener leur leader, porteur du maillot rose, le Portugais João Almeida, à bon port.

Vendredi, la 13e étape sera plus favorable aux routiers sprinters avec un parcours sans véritables difficultés de 192 kilomètres entre Cervia et Monselice.

Cette 103e édition du Giro s'achève le 25 octobre à Milan par un contre-la-montre de 15,7 km.