La chambre du conseil de Courtrai a prolongé mardi d'un mois le placement sous mandat d'arrêt du vétérinaire José Landuyt. La chambre du conseil n'a pas suivi les arguments de l'avocat du vétérinaire, Me Jef Vermassen, qui avait plaidé une liberté conditionnelle pour son client. Me Vermassen a déjà annoncé qu'il ferait appel de cette décision devant la chambre des mises en accusation de Gand.

L'avocat avait proposé comme condition à la libération de son client l'interdiction de parler aux autres personnes citées dans le dossier.

Me Vermassen est resté discret mardi sur le fond de l'affaire. Il a toutefois confirmé que son client continuait à nier. «Il supporte mal le fait d'être en prison, notamment parce qu'il a raté d'importants moments familiaux le week-end dernier», a-t-il expliqué.

«Depuis quelques jours, on lui attribue une image particulièrement négative et il est devenu la cible de cette affaire», a encore ajouté l'avocat qui espère, tout comme son client, que l'enquête sera rapidement menée. Dans ce cadre, on a également appris qu'Herman Versele, le soigneur de Merelbeke qui est aussi suspect dans cette affaire, et qui est entre autres le soigneur de Johan Museeuw, sera à nouveau entendu par la justice ce mercredi. La justice tente d'après les déclarations d'établir ou non un lien entre le soigneur et le vétérinaire José Landuyt, incarcéré à Ypres.

Rappelons qu'il avait été interpellé jeudi dernier lors d'une série de 21 perquisitions menées en Flandre, notamment dans le milieu du cyclisme professionnel.

Le champion belge Johan Museeuw (Quick Step), triple vainqueur de Paris-Roubaix et du Tour des Flandres, avait lui aussi été entendu dans le cadre de cette affaire. Toutefois, le «Lion des Flandres» avait pu regagner libre son domicile après une dizaine d'heures d'interrogatoire à Bruges.

Lundi, la police a interrogé deux autres coureurs belges Mario De Clercq (Palmans) et Jo Planckaert (Cofidis).

Le résultat des analyses des produits saisis lors des différentes perquisitions ne devrait pas être connu avant plusieurs jours et sans doute «pas cette semaine».

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