La lutte contre le dopage est, en Belgique, l'affaire des Communautés. Il y a donc une politique flamande, et une politique francophone - étant donné que la Communauté germanophone sous-traite en quelque sorte le travail de son homologue francophone.

En Communauté française, l'administration assure bon an mal an 1 250 contrôles antidopage par an. D'autres contrôles sont parfois effectués par des fédérations internationales lors de grandes compétitions sportives. Mais c'est nettement moins fréquent et plus irrégulier.

En 2007, l'administration de la Communauté française a effectué très exactement 1 225 contrôles. Lesquels ont permis de confondre 68 tricheurs. Dans 5,55 pc des cas, un contrôle s'est donc avéré positif en 2007. C'est une proportion qui revient globalement chaque année.

Les contrôles sont assurés par une équipe de 6 médecins engagés par la Communauté française avec un contrat à un cinquième temps. En moyenne, chaque médecin assure donc 200 contrôles par an. Au moment d'une compétition le plus souvent. Pendant l'entraînement des sportifs à l'occasion.

Aucune discipline n'est épargnée. C'est le milieu du cyclisme qui a été le plus surveillé en 2007 : il a subi 159 contrôles. Il se classe pourtant parmi les disciplines les plus vertueuses. Sept cyclistes seulement ont été contrôlés positifs. Cela représente moins de 5 pc des cas.

Dans les salles de fitness

Avec 114 contrôles durant l'année, le football en salle a lui aussi été particulièrement ciblé. On a décelé 8 cas de dopages. Mais la moitié pour prise de cannabis. Les autres sports collectifs arrivent ensuite : 98 contrôles dans le volley-ball (1 cas de dopage), 91 dans le handball (2 cas de dopage), 87 dans le basket-ball (4 cas de dopage) et 78 dans le football (2 cas de dopage). Mais c'est dans le milieu du body-building que les prises sont les plus nombreuses. En 2007, il y a eu 17 cas de dopages pour 75 contrôles. Une proportion de 22 pc.

Jusqu'à l'année dernière, 90 pc des contrôles étaient effectués auprès de sportifs de haut niveau et le solde, auprès du sport amateur. Le ministre des Sports en Communauté française, Michel Daerden (PS) a estimé que le nombre de contrôle était trop important auprès des sportifs de haut niveau, qui ne sont quand même pas pléthoriques. Il a revu les proportions. Désormais, 30 pc des contrôles sont réalisés dans les milieux amateurs. Michel Daerden vient par ailleurs de conclure un protocole d'accord avec les procureurs généraux de Bruxelles, Liège et Mons. Un accord qui permettra aux contrôleurs d'être épaulés par la police lors de missions jugées dans certains cas un peu risquées...