Difficulté bien connue de Paris-Nice, car souvent décisive, le col du Tanneron a, une fois encore, témoigné de son rôle d'arbitre. La montée est raide, sa descente, surtout, est très technique et même dangereuse par endroits. Le jeune Gesink s'en est aperçu. C'est dans cette descente que le Hollandais de la Rabobank s'est fait surprendre, c'est là qu'il a perdu son maillot jaune et, peut-être, la victoire finale dans Paris-Nice. La victoire d'étape est revenue à Sylvain Chavannel, ancien leader de l'épreuve, le vétéran italien Rebellin devant le nouveau numéro un de la course à une journée de la fin.

Steegmans et Ista à l'attaque

Dès le km 13 de l'étape, huit coureurs s'étaient dégagés: Kohl, Kuschnynski, Sprick, Sorensen, Julich, Lhotellerie, Ista et Steegmans. Très vite, ce groupe a bénéficié d'une belle libertée de la part du peloton. Passé en tête des deux premières difficultés du jour, Lhotellerie s'est ensuite laissé décrocher et rejoindre par le groupe, ses sept compagnons poursuivant leur action. Dans la côte de Bourigaille, avant-dernier obstacle de l'étape, Steegmans, puis Ista ont, à leur tour, été distancés. À 40 km du but, ils demeuraient ainsi à cinq en tête, comptant 3.30 d'avance sur l'avant-garde du peloton au sein duquel Gesink avait dû négocier une crevaison tombée à un mauvais moment. Mais à cet instant, l'heure n'était pas (encore) à la grande bagarre et le maillot jaune hollandais avait repris sa place parmi les meilleurs.