"L’Equipe" affirme dans son édition de mardi que le cycliste américain Lance Armstrong a utilisé de l’EPO lors de son premier Tour de France victorieux en 1999.

Sous le titre "Le mensonge Armstrong", le quotidien des sports précise s’être procuré les résultats d’analyses scientifiques rétrospectives du Laboratoire national antidopage de Châtenay-Malabry qu’il a recoupés par une série de documents officiels.

Joint par "L’Equipe", l’avocat de Lance Armstrong, Donald Manasse, a fait savoir que son client ne souhaitait pas réagir en l’état. "Pour nous, ce sont des allégations. Tant que nous n’avons pas pu examiner ce qui est dit dans le journal, il ne nous est pas possible de faire des commentaires à chaud. Nous verrons demain (mardi, NDLR) si une réponse est nécessaire".

Il ressort de l’enquête de "L’Equipe" que des traces d’EPO ont été retrouvées à six reprises dans les urines du coureur texan lors de son premier Tour victorieux en 1999. Ces analyses ont été réalisés a posteriori à partir de décembre 2004 "Selon nos sources, plusieurs échantillons urinaires prélevés sur sa personne lors de la Grande Boucle 1999 présentent des traces caractéristiques, indiscutables et conséquentes d’érythropoïétine recombinante (EPO)", souligne le quotidien des sports.

Or, ajoute "L’Equipe", sur les douze échantillons positifs à l’EPO prélevés sur le Tour 1999 et qui ont été testés de manière anonyme, six appartenaient au cycliste texan.

L’EPO est une hormone de synthèse qui, par le biais d’une augmentation de la population de globules rouges, permet une meilleure oxygénation musculaire et un gain possible de performances que les physiologistes évaluent à 30% maximum".