Landis: contrôle antidopage positif !
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Landis: contrôle antidopage positif !

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Le vainqueur du Tour de France cycliste, l’Américain Floyd Landis, a fait l’objet d’un contrôle antidopage positif pendant l’épreuve, a-t-on appris jeudi auprès de son équipe.

Landis (Phonak) a été positif à la testostérone au soir de sa victoire dans la 17e étape du Tour à Morzine (Haute-Savoie) qu’il avait gagnée après un raid solitaire de 130 kilomètres en montagne.

Le coureur américain, 30 ans, a récupéré le maillot jaune deux jours après sa victoire de Morzine et a remporté dimanche pour la première fois la Grande Boucle.

Landis a l’intention de demander l’analyse de l’échantillon «B » qui sera pratiquée dans le même laboratoire, à Châtenay-Malabry (région parisienne).

S’il était convaincu de dopage, Landis serait le premier vainqueur dans l’histoire du Tour à être déclassé après l’arrivée.

Phonak a précisé dans un communiqué qu’en application du code éthique signé par les équipes du ProTour, le coureur n’est plus aligné en course jusqu’à ce que son cas soit éclairci. Il encourt un licenciement si l’analyse de l’échantillon «B » confirme le premier résultat.

Le premier maillot jaune

Mercredi, l’Union cycliste internationale (UCI) a annoncé qu’un contrôle antidopage pratiqué pendant le Tour avait donné lieu à un «résultat anormal ». Sans citer le nom du coureur en cause ni la substance incriminée.

La fédération internationale a précisé que le résultat «concerne la première analyse » et «doit être confirmé soit par une contre-analyse demandée par le coureur, soit par le fait que le coureur renonce à une telle contre-analyse ».

Le coureur américain est le premier maillot jaune à être déclaré positif à un contrôle classique (urinaire) depuis l’Espagnol Pedro Delgado en 1988. Mais Delgado n’avait pas été sanctionné, le médicament (probénécide) retrouvé dans ses urines n’étant pas interdit à l’époque par le règlement cycliste qui différait de la liste du Comité international olympique (CIO).

En revanche, les derniers vainqueurs du Tour ont été touchés un jour ou l’autre par la suspicion.

L’Allemand Jan Ullrich, vainqueur en 1997, est impliqué dans l’enquête actuellement en cours sur un réseau présumé de dopage sanguin en Espagne. Il a rejeté les accusations mais a été licencié par son équipe.

Son suivant au palmarès, l’Italien Marco Pantani (1998), a été exclu de la course à la veille de l’arrivée du Giro 1999 à cause d’un hématocrite hors norme.

Le précédent Heras

Quant à l’Américain Lance Armstrong, qui a toujours nié s’être dopé, il a été accusé l’an passé à propos de sa première des sept victoires (1999) sur la base d’échantillons qui contiendraient de l’EPO. L’analyse a été faite à titre de recherche, hors du cadre formel des contrôles et des garanties qui les accompagnent.

Le règlement antidopage de l’UCI prévoit qu’une infraction «en relation avec un contrôle en compétition conduit automatiquement à l’annulation des résultats individuels obtenus lors de cette compétition », à moins que le coureur parvienne «à établir qu’il n’a commis aucune faute ou négligence » et que ses résultats dans aucune autre étape n’ont pas été influencés par cette violation.

Le Code mondial antidopage, qui a été signé par l’UCI, fixe à deux ans, sauf cas particuliers, la période de suspension pour une violation du règlement antidopage.

Le précédent au cas Landis est celui de l’Espagnol Roberto Heras, qui a été convaincu de dopage à l’EPO après sa victoire à la Vuelta en septembre dernier. Heras a été disqualifié et la victoire est revenue sur le tapis vert au deuxième de l’épreuve, le Russe Denis Menchov.

Au classement final, dimanche dernier, Landis a précédé l’Espagnol Oscar Pereiro (Caisse d’Epargne), l’Allemand Andreas Klöden et l’Espagnol Carlos Sastre.

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