CÔME Après la descente du Ghisallo, où le peloton avait explosé une première fois sous l'impulsion de Basso, de Boogerd, de Casa- grande et de Rebellin, deux Belges étaient venus se replacer dans le peloton d'une quarantaine de coureurs qui aborda sur les talons de six attaquants (Nardello, Rodriguez, Frigo, Sosenka, Nozal et Rasmussen) l'avant-dernière difficulté, la montée de Civiglio (2,800km à 6,8% avec un passage maximal à 11%).

«Là, ça a explosé, il y avait des petits groupes partout, avoue Maxime Monfort. J'ai fini (37e) tout seul. Mais c'est quand même une bonne note. C'est la première fois que je roulais plus de 230 kilomètres et sur un parcours très dur, avec du pourcentage. On était souvent sur le 39x23 ou 21. Il fallait être motivé. Je n'ai pas été capable d'attaquer, juste de suivre. Mais j'ai atteint mon objectif qui était de finir. C'est bien. Plus encore que Liège- Bastogne, c'est une course qui peut me convenir à l'avenir car les côtes sont plus longues et moins raides qu'en Ardenne.»

Pour Christophe Brandt aussi (41e et deuxième des trois Belges arrivés à Côme, avec Van Goolen), le Civiglio fut de trop.

«J'avais passé une mauvaise semaine avec des problèmes gastriques et des envies de vomir qui m'ont empêché de m'alimenter et de disputer correctement les deux courses de préparation, dit le Liégeois. En plus, je manquais de fond, sur ce genre de parcours en tout cas puisque j'avais couru Paris-Tours. Là, ça m'a lâché d'un coup, je n'avais plus de jus. Ce nouveau parcours est plus dur que le précédent.»

Pour les deux Wallons, le Tour de Lombardie a bien sûr sonné également la fin de saison. Un peu de repos, puis ce sera, déjà, la reprise en vue de 2005.

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