Les organisateurs du Mondial suisse, qui doit se dérouler du 20 au 27 septembre, ne savent toujours pas avec certitude si la compétition aura bien lieu, épidémie de coronavirus oblige. Et ce malgré le retour imminent des épreuves professionnelles qui réchauffe le cœur des fans de cyclisme. L’UCI, dont le siège est basé à Aigle, semble vouloir à tout prix que la compétition se déroule. L’instance dirigeante du cyclisme a ouvert la voie à un report du Mondial en avril prochain, sans doute après Liège-Bastogne-Liège. Une hypothèse qui aurait comme conséquence l’attribution de deux maillots arc-en-ciel en 2021. Mais cette éventualité reste néanmoins très peu plausible. "Cette option n’est pas totalement écartée, mais il est peu probable que nous en fassions usage", indique Nicolas Voide, membre du comité d’organisation. Le scepticisme de Martigny et Aigle se comprend tant la préparation de la compétition ressemble de plus en plus à un chemin de croix. Les règles sanitaires sont susceptibles d’évoluer tous les quinze jours suivant les recommandations des cantons du Valais et de Vaud. L’épreuve pourrait aussi être annulée à la toute dernière minute en cas de problème lié au Covid-19 sur le Tour de France (29 août au 20 septembre). Un soupçon d’optimisme règne toutefois chez les organisateurs puisque la seconde vague de contaminations, si elle a lieu, n’est attendu en Suisse que fin octobre, début novembre.