"Volée" par la "négligence pure" des organisateurs basques pour la deuxième fois de la saison, la formation américaine ne décolère pas.

La chute de Greg Van Avermaet, provoquée par une moto de Radio Tour dans le final de la Clasica San Sebastian, risque de faire couler beaucoup d'encre. En route vers un possible succès sur la prestigieuse classique basque, le Belge a été propulsé au sol par ce motard qui a littéralement roulé sur son vélo en plein ascension.

Chez BMC, la colère est évidemment au rendez-vous. "Greg a été volé. Toute l'équipe BMC a été volée" fulmine Jim Ochowicz, le patron du team américain, sur le site internet de son équipe. "Je suis consterné de voir que cela a pu se produire dans une course du World Tour."

L'histoire de désamour entre l'équipe de Philippe Gilbert et OCETA, l'organisateur de la Clasica, vit donc un nouvel épisode. Au printemps dernier, en effet, Peter Stetina avait été victime d'une chute dans le dernier kilomètre de la première étape du Tour du Pays Basque, également organisé par OCETA. 


À l'époque, Yvon Ledanois (directeur sportif chez BMC) n'avait pas pu cacher sa colère au micro de Cycling Pro : "Il semble que dans cette dernière ligne droite, des barrières ont été enlevées, mais elles cachaient des îlots directionnels non visibles et qui ont provoqué cette chute". Des poteaux placés au beau milieu de la route et signalés par... des cônes !


Bilan : fracture de la rotule, du tibia droit et de quatre côtes pour Peter Stetina, qui avait dû faire une croix sur le Tour de Californie, son principal objectif de la saison, et peut seulement reprendre la compétition ce lundi, quatre mois après les faits. "C'est la deuxième fois de l'année que nous avons un incident avec l'organisateur d'une course World Tour, qui a agi de façon scandaleuse" reprend Jim Ochowicz. "L'UCI n'a jamais été présente pour tenter de résoudre le problème..."

Les mésaventures basques ont coûté très cher à la formation BMC, privée d'un leader local en Californie, puis d'un potentiel succès majeur à San Sebastian. "C'est de la négligence pure, et cela nous coûte des millions de dollars de pertes publicitaires", conclut Ochowicz, qui affirme que BMC va "explorer toutes les voies légales qui s'offrent à nous" pour obtenir réparation.

Le Tour du Pays Basque et la Clasica San Sebastian feront-ils encore partie du World Tour l'an prochain ? Ces incidents à répétition pourraient coûter très cher à deux des courses majeures du calendrier mondial...