Même si elle est méritoire autant que méritée, la victoire de Sylvain Calzari dans la 8e étape du Tour de France ne laissera guère de traces dans le contexte général de l'épreuve. Issu d'un petit commando de six hommes, parmi lesquels le Belge Aerts, l'Américain Zabriskie et l'Allemand Kessler, mais encore Halgand et Carlström, Calzati s'est échappé, seul, à 30 km du but et a filé vers l'arrivée.

À Lorient, il a récolté ce qui, on s'en doute, constitue le plus beau succès de sa carrière. À 27 ans, Calzati n'était pas souvent sorti de l'ombre. Il avait décroché sa sélection pour le Tour de France en obtenant la 18e place du classement final du Tour de Suisse.

Boonen encore perdant

Si cette manche qui survenait 24 heures avant la véritable journée de repos a été mise à profit par beaucoup pour récupérer, d'autres en ont profité. Parmi les six leaders du jour, seul Kessler n'a pas collaboré à l'attaque et pour cause, puisqu'il est équipier du maillot jaune. La poursuite a été menée longtemps par la seule formation Phonak ce qui trahit les ambitions de son leader, Floy Landis.

Finalement, à part la victoire de Calzati, le seul intérêt de cette étape était constitué par le sprint du peloton et la lutte pour le maillot vert. Or, une fois encore, Tom Boonen, qu'on a vu relativement tôt en tête, a été débordé. Le champion du monde s'est contenté de la 9e place, McEwen s'imposant dans ce sprint - l'Australien termine 4e - devant Bennati, Zabel, Eisel et Paolini. Pour Tom, la journée de repos survient à point. Pour beaucoup d'autres aussi sans doute...