Le Tour et la Belgique : mariage d'amour... et de raison

Cyclisme

T.D.G.

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Le Tour et la Belgique : mariage d'amour... et de raison
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Entre la Cité ardente, la province de Liège et la Société du Tour de France, le courant passe. Dame, ce n'est pas pour rien qu'on retrouve les organisateurs français aux commandes de deux épreuves cyclistes aussi prestigieuses que La Flèche wallonne et Liège-Bastogne-Liège.

MULTIMODALE ET TOURNANTE

Carnet de route
-Le parcours des étapes

-Les principales difficultés

-La liste officielle des 189 engagés

-Le palmarès

-Les records à battre

En plus de parcours qui font les champions à la force du jarret, de la beauté de paysages, de la chaleur de l'accueil, des liens d'amitié se sont noués entre Paul Bolland, gouverneur de la province de Liège, et Jean-Marie Leblanc, de la Société du Tour de France. On les verra d'ailleurs dans la même voiture de direction de course.

Certains diront que si naguère, le footballeur Paul Bolland n'avait pas eu des problèmes au genou, la petite reine aurait été moins adulée en province de Liège. Mais on ne refait pas l'histoire et l'affection d'un seul homme ne peut à elle seule expliquer l'engouement et le succès de toute une équipe. Il y a là derrière, une organisation, une volonté politique. Et tout d'abord celle de donner une image d'une région qui se transforme, qui gagne au Port autonome de Liège, à Liège-Airport, au tunnel de Cointe reliant l'E 25 à l'E 40 et demain à la gare TGV de Santiago Calatrava. Et à Seraing comme à Huy, le Tour est pris en charge par l'échevin (ancien ou nouveau) du Tourisme et non du Sport.

Jouant sur ses connexions Meuse, Bierset, Guillemins, noeud autoroutier de Loncin - si bien éclairé la nuit qu'on le voit, dit-on, de satellites tournant autour de la terre - Liège est une plate-forme multimodale de première force. Mais elle est aussi une plaque tournante à 30 kms de la Flandre, des Pays-Bas et de l'Allemagne. On attend 500.000 personnes pour cette arrivée sérésienne et ce départ hutois.

Les bons comptes faisant les bons amis, la Province de Liège peut déjà se frotter les mains. Si la redevance à la Société du Tour, frais de promotion et de relations publiques, coûts techniques des opérations de départ et d'arrivée a été établi à 14 millions FB - 8.000.000 pour la Province de Liège, 3.500.000 pour la Ville de Seraing, 1.500.000 pour celle de Huy et 1.000.000 pour la Région wallonne - les rentrées vont suivre.

Qu'on en juge. Un demi-million de personnes, cela constitue une rentrée minimale de 125 millions de FB, 250 FB par personne pour se désaltérer un coup, manger un petit sandwich et acheter un tout petit souvenir de la Grande Boucle. Mais le Tour de France compte aussi 4000 personnes - coureurs, organisateurs, journalistes, caravaniers, publicitaires - à loger, nourrir chaque jour, dont il faut assurer le plein des véhicules, les laver, sans compter les communications téléphoniques, les cartes postales, le petit verre pour la route ou la nuit mais surtout cette image que la TV, la radio et les visiteurs d'un jour vont véhiculer sur le Pays de Liège (1000 journalistes représentants 27 pays, 56 chaînes de TV pour une couverture dans 169 pays).

Même en Belgique, certains clichés vont en prendre un coup. Un exemple, un seul: quel est le pourcentage de verdure sur le territoire de Seraing, la deuxième ville en province de Liège avec quelque 65.000 habitants? Plus de 30 pc. Et Huy, ville chargée d'Histoire, célèbre aussi pour ses Matines....

TREIZIÈME FOIS A LIÈGE

Si deux Belges seulement - Rik Van Looy à Liège en 65 et Johan Bruyneel, directeur sportif d'Armstrong, en 95 - s'imposèrent en province de Liège, c'est la 13e fois que le Tour de France y fera étape. Mais les Liégeois ont écrit quelques belles pages du Tour depuis le Verviétois Marcel Kerff, 6een 1903 jusqu'à Rik Verbrugghe, 130e en 99, en passant par le Jupillois Jean Rossius, 2e en 22, Jean Brankart le Momallois, 2e aussi en 55 derrière Louison Bobet ou Joseph Bruyère de Saint-Remy qui termina 4e en 78 après avoir porté le maillot jaune. Sans parler demain de Rik Verbrugghe? Mais les Liégeois voudraient plus encore pour 2004: le prologue. Ni plus ni moins.

© La Libre Belgique 2001

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