"La CADF a enquêté, elle a auditionné les personnes, mais elle est indépendante, donc je n'ai pas les éléments de conclusion. A priori, ils devraient rendre leurs conclusions rapidement", a expliqué Lappartient. "L'enquête est terminée, ils sont en train de finaliser les éléments de rapport. Je n'ai pas plus d'éléments actuellement."

Lappartient souligne que pour l'UCI, cette chute a soulevé le sujet de la transmission potentielle de données en course. "Le but de l'UCI, c'est de garder l'équité entre les coureurs. Si des données sont transmises, elles doivent à tout le moins être publiques, conformes à ce qui est autorisé par l'UCI", explique le président de l'instance internationale. "Il ne doit pas y avoir de différences entre des coureurs appartenant à une formation ou à une autre formation. C'est le point de vigilence qu'on a nous au niveau de l'UCI sur la transmission des data."

Par data, Lappartient entend "des paramètres physiologiques qui pourraient permettre d'anticiper si le coureur est bien, pas bien, à fond, s'il a de la réserve, ça peut être des watts, des rythmes cardiaques, des choses qui ne sont pas mises en 'live' et que l'équipe peut éventuellement récupérer."

Pour David Lappartient, Remco Evenepoel "est un grand champion qu'on a hâte de revoir l'année prochaine sur les compétitions. Il a gagné toutes les courses par étapes auxquelles il a participé cette année. Je lui souhaite le même succès l'an prochain".

Fin août, le président de l'UCI avait annoncé l'ouverture d'une enquête de la CADF suite aux interrogations suscitées par des images sur lesquelles on voit Davide Bramati, le directeur sportif du coureur, extraire un objet de la poche arrière d'Evenepoel.

La formation Deceuninck-Quick Step avait expliqué que l'objet était une petite bouteille contenant des produits alimentaires.