Sur la grille de départ du Tour d’Italie cycliste, les trois premiers de l’édition 2000 (Garzelli, Casagrande, Simoni) partagent la vedette avec trois autres vainqueurs déjà lauréats d’un grand tour (Ullrich, Pantani, Olano) et deux autres coureurs italiens (Savoldelli, Di Luca) qui entendent jouer un rôle de premier plan.

Francesco Casagrande (Ita/Fassa Bortolo), 1er au classement mondial:«Je me sens plus fort que l’an dernier», affirme le Toscan qui compte moins de jours de course qu’en 2000. Son objectif est de prolonger une forme optimale jusqu’à la fin du Giro contrairement à l’année passée.

Jan Ullrich (All/Telekom), 6e: pour sa première participation, le champion olympique affiche profil bas. «Gagner le Giro n’est pas mon objectif de la saison. Je ne suis pas en mesure de viser le podium à Milan», affirme-t-il en promettant de se tester dans une étape. Le temps travaille pour lui.

Gilberto Simoni (Ita/Lampre), 14e: l’ambition est venue au grimpeur de Palu di Giove, le village de l’ancien champion Francesco Moser, après ses deux podiums en deux ans (3e en 1999 et 2000). «Le parcours me plaît», estime l’Italien, récent vainqueur de la principale étape de montagne en Romandie.

Stefano Garzelli (Ita/Mapei), 17e: l’ancien lieutenant de Pantani a pris du galon dans sa nouvelle équipe. Avant le départ, il se dit confiant sur ses chances de renouveler son bail avec le maillot rose. Sans pour autant figurer en tête des favoris.

Abraham Olano (Esp/ONCE), 48e: le Basque, troisième du Giro 1996, a rétrogradé dans la hiérarchie des grands tours depuis sa victoire dans la Vuelta 1998. Il est surtout attendu dans les contre-la-montre au même titre que son coéquipier, le Tchèque Jan Hruska.

Paolo Savoldelli (Ita/Saeco), 84e: descendeur hors pair, celui que les Italiens surnomment le «Faucon» cherche à retrouver son éclat de 1999 (2e du classement final). Il doit tenir compte de la présence dans son équipe de Mario Cipollini et de son «train rouge», chargé de préparer les sprints.

Danilo Di Luca (Ita/Cantina Tollo), 106e: le jeune loup des Abruzzes, né à quelques kilomètres du départ du Giro, aiguise ses crocs. «Je pense à ce Giro depuis l’an dernier. Je vais changer ma manière de courir, je ne me montrerai qu’à partir du Pordoi», promet-il, convaincu de ses chances.

Marco Pantani (Ita/Mercatone Uno), 175e: entre les tracas judiciaires et les polémiques nées de son éviction du Tour de France, le parcours sportif du «Pirate» est passé au second plan. Le Giro lui offre l’occasion de retrouver la flamme.