Les Italiens vont pouvoir se racheter devant leur public

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Les Italiens vont pouvoir se racheter devant leur public
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Les cicatrices sont encore ouvertes pour le cyclisme italien au moment d'aborder le Tour de Lombardie, samedi entre Varèse et Bergame (258 km), six jours à peine après le Championnat du monde de Lisbonne.

Cette dixième et dernière manche de la Coupe du monde, dont le classement final est pratiquement acquis au Néerlandais Erik Dekker, s'adresse aux hommes forts qui ont dû baisser pavillon au Portugal.

En premier lieu, aux représentants de la «Squadra» humiliés par le déroulement de la course arc-en-ciel.

La collaboration de Paolo Lanfranchi à la poursuite derrière Gilberto Simoni, son coéquipier d'un jour, la défaillance tactique de Paolo Bettini, l'absence d'inspiration ou de tranchant des chefs de file désignés (Casagrande, Rebellin, Bartoli) ont allumé les polémiques dans la péninsule.

Pour le cyclisme italien, la «classique des feuilles mortes» vient en conclusion d'une saison proche du désastre, entre le «blitz» de Sanremo pendant le Giro et les errements de son coureur le plus populaire, Marco Pantani.

La «farce» du Tour du Piémont, jeudi, quand une partie du peloton (86 coureurs!) a été arrêtée conformément au règlement pour avoir accumulé un retard trop important pendant la course, a obscurci encore l'approche de la grande épreuve lombarde, dont le prestige certes déclinant mérite mieux que la litanie des absents (Armstrong, Ullrich, L. Jalabert, Pantani, etc.).

SIMONI VEUT POSITIVER

En forme de pointe, Simoni préfère positiver. «C'est une course qui m'inspire»

Déclare le vainqueur du Giro qui compte tirer parti d'un parcours sélectif, surtout dans la grande boucle de 125 kilomètres au nord de Bergame. Le dernier obstacle, une rampe menant à la ville médiévale dans les cinq derniers kilomètres avant la descente vers l'arrivée, favorise ses desseins. Sur la ligne de départ, Simoni reconnaît pour adversaires ses coéquipiers de Lisbonne, eux-mêmes divisés pour l'essentiel entre les deux formations les plus puissantes (Mapei et Fassa Bortolo).

Dans la première, Francesco Casagrande (2e en 2000) côtoie Michele Bartoli et l'espoir Ivan Basso, tous candidats potentiels à la victoire. Dans la seconde, Paolo Bettini retrouve Andrea Tafi, l'un des absents du «Mondial», à côté de Daniele Nardello, de Paolo Lanfranchi et du champion du monde, l'Espagnol Oscar Freire, aux ambitions limitées par le parcours jugé a priori trop difficile pour lui.

Mais l'Italie, qui accorde toujours un grand respect à l'un des cinq «monuments» du cyclisme (avec Milan-San Remo, le Tour des Flandres, Paris-Roubaix et Liège-Bastogne-Liège), aligne aussi d'autres coureurs susceptibles de s'imposer en terre lombarde, où la météo se montre plutôt pessimiste comme Danilo Di Luca (2e en 1999), Giuliano Figueras et Davide Rebellin.

Pour échapper à un succès d'un groupe italien, les regards se tournent dès lors vers Michael Boogerd (2e en 1998), qui pourrait compléter le triomphe attendu de son coéquipier Erik Dekker, vers Mario Aerts et Serge Baguet, ou encore Richard Virenque, le frustré de Lisbonne.

(D'après AFP)

© La Libre Belgique 2001

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