Le manager général et le directeur sportif de l’équipe Telekom, Walter Godefroot et Rudy Pevenage, ont admis la supériorité de l’Américain Lance Armstrong lors du Tour de France, dans un entretien commun avec quelques journalistes allemands reproduit lundi par plusieurs journaux.

«Jan (Ullrich) est assez bon. Mais il a rencontré quelqu’un qui est meilleur que lui. Voilà la réalité », a déclaré Walter Godefroot. «Sur le plan sportif, Armstrong peut figurer au côté des plus grands: Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Miguel Idurain », a-t-il ajouté.

«Je suis content que Jan ait montré du caractère et soit un vrai champion », a souligné pour sa part Rudy Pevenage dans l’entretien repris notamment par les quotidiens Frankfurter Rundschau et Berliner Zeitung.

«C’est une lutte d’homme à homme. Pour le moment, Armstrong est simplement le plus fort ». Il n’y avait que deux possibilités pour Jan Ullrich, selon le directeur sportif, «sombrer en luttant ou gagner ».

Quant aux raisons qui rendent Armstrong si fort, Walter Godefroot a constaté qu’il a «la vélocité d’un grimpeur et également la puissance de ceux qui abordent la montagne en force ». Godefroot a dit ignorer si l’on pouvait acquérir cela par l’entraînement, mais depuis qu’Armstrong a surmonté sa maladie, «quelque chose s’est transformé dans sa tête », selon lui.

Armstrong est le genre de cycliste qui travaille douze mois par an, sept jours par semaine et 24 heures par jour, a estimé le manager général de l’équipe Telekom. «Cela n’est pas simple de supporter cela. Chacun veut partir en vacances (...). Je pense que Lance prend très peu de vacances », a ajouté Walter Godefroot.

Selon lui, Jan Ullrich peut lui aussi atteindre le niveau de Merckx et d’Indurain. «C’est à lui de décider s’il le veut ou s’il veut aborder les choses de manière plus décontractée. Mais le rêve est toujours là: il peut à l’avenir gagner de nouveau le Tour de France », a conclu M. Godefroot. (AFP)