Le tribunal du travail de Malines a jugé mardi que Wout van Aert avait rompu son contrat avec Sniper Cycling dans le respect de la procédure. En septembre 2018, le coureur cycliste avait invoqué des raisons impérieuses pour mettre unilatéralement fin à son contrat avec l'équipe du manager Nick Nuyens. Mais ce dernier avait contesté le caractère impérieux des motifs du départ et avait demandé à van Aert de s'acquitter d'une indemnité de rupture de 1,1 million d'euros. 

Wout van Aert avait conclu un contrat de trois ans avec Sniper Cycling, la société derrière l'équipe Veranda's Willems-Crelan. Le champion du monde de cyclocross avait l'ambition de concurrencer les plus grands coureurs cyclistes sur route, en plus du cyclocross. Ce contrat devait courir jusqu'au 31 décembre de cette année, mais Wout van Aert y a mis fin le 17 septembre 2018. Peu de temps après, il a rejoint Cibel-Cebon puis Jumbo-Visma.

Les avocats du sportif ont soutenu que son départ était justifié par des raisons impérieuses et qu'il n'était pas assez encadré au sein de Sniper Cycling pour réaliser ses ambitions.

De plus, son ex-chef d'équipe, Niels Albert, avait été mis sous pression deux jours avant le départ de van Aert par Nick Nuyens pour déclarer sur papier qu'il était impossible de travailler avec le coureur en raison de son caractère difficile. Niels Albert n'est pas venu au tribunal pour en témoigner, comme l'aurait voulu la défense, mais il a remis une déclaration écrite que le tribunal du travail a jugé suffisante.

"Cela a conduit à une rupture de confiance entre les deux parties", a tranché le tribunal. "Le manque de confiance est une lacune grave qui rend impossible la collaboration professionnelle", a-t-il poursuivi.

Le tribunal a donc estimé légitime la rupture de contrat sans préavis et a conclu que Wout van Aert ne devait en conséquence pas payer d'indemnité.