Greg Van Avermaet a montré dimanche aux Mondiaux de cyclisme qu'il était dans la forme de sa vie. Malheureusement, cela n'a pas suffit pour accrocher une place sur le podium. Il a terminé cinquième dans le sprint pour la médaille d'argent. "C'est dommage, la victoire était hors de portée mais j'aurais aimé monter sur le podium", a dit Van Avermaet.

Van Avermaet a fait l'éloge de la sélection belge. "Je pense que nous avons parfaitement bien roulé. Nous étions présents dans chaque moment clé. Dans le dernier tour, tout le monde est venu aider Phil (Gilbert) et moi dans la montée finale. Nous étions le seul pays avec deux coureurs dans le final. Gilbert a effectué un super travail pour moi dans la descente pour tenter de rejoindre Kwiatkowski et j'ai pu m'économiser pour le sprint. On a tout donné por le rattraper mais il était trop fort. Il a donc fallu sprinter pour les places d'honneur", a déclaré le cycliste de 29 ans.

Finalement, Van Avermaet termine à la cinquième place. "Valverde m'a contenu jusqu'à 200 mètres de la ligne et je n'ai pas pu sprinter comme je le voulais. C'est dommage car ça me coûte le podium. Je m'attendais à mieux", a-t-il conclu, déçu.


Tom Boonen: "On ne peut pas se plaindre"

Tom Boonen a été un des premiers à venir féliciter son coéquipier chez Omega Pharma - Quick Step, Michal Kwiatkowski après son titre de champion du monde à Ponferrada. "Il fait un très beau champion. Nous nous sommes encore entraînés ensemble mercredi. Après le Tour, il pensait que sa meilleure forme était derrière lui, mais il s'est apparemment bien rattrapé, car il est champion du monde", a dit Boonen.

Si tout le monde se demandait pourquoi la sélection polonaise s'est si rapidement mise aux avant-postes, Tom Boonen connaissait la réponse. "Mercredi, Kwiatkowski m'a dit que son équipe prendrait les choses en main en cas de pluie. C'est lui le leader et il a pu demander à ses coéquipiers d'effectuer le travail. Ils l'ont parfaitement bien fait car derrière, ce n'était pas évident."

Même Boonen a rapidement compris que le tracé espagnol serait un peu trop dur pour lui. "Je savais que j'allais être limite. J'étais pas trop mal aujourd'hui, même si les sensations n'étaient pas exceptionnelles. Le parcours était un brin trop long pour moi. A un tour de l'arrivée, je suis allé voir Greg (Van Avermaet), pour lui dire que c'était pour lui", a dit l'Anversois.

La Belgique doit donc se contenter d'une cinquième et d'une septième place. "On ne va pas se plaindre. Nous avons fait une très bonne course, nous étions une des nations les plus fortes aujourd'hui. Mais à la fin, c'est le meilleur qui gagne pour moi. Nous comptions deux anciens champions du monde dans nos rangs, cherchez les gens qui ont cette chance. Nous ne devons pas être déçus après notre prestation", a conclu Boonen.


Jan Bakelants, 48e, ne se sentait pas bien

Jan Bakelants a fini 48e de la course sur route des Mondiaux de cyclisme dimanche à Ponferrada, terminant à 1:05 de son coéquipier chez Omega Pharma-Quick.Step, Michal Kwiatkowski, premier coureur polonais champion du monde.

La dernière montée fut de trop pour Bakelants. "Je ne me suis pas senti bien toute la journée. C'est dommage, mais je crois que je commence à être malade." Jan Bakelants espérait pouvoir faire partie d'une échappée dans la deuxième moitié de la course, mais il n'a finalement pu se mettre en avant. "Je l'ai su dès le départ. J'ai roulé sans énergie. Heureusement que je n'y ai pas été trop fort en fait, sinon j'aurais été largué plus tôt. Ici, j'ai du lâcher seulement dans la dernière montée."

Jusque là, Jan Bakelants a roulé pour son équipe. "Nous avons montré que nous étions une vraie équipe", a ajouté le coureur d'Omega Pharma-Quick.Step. "Nous étions là dans les moments importants et nous n'avons jamais couru après les événements. Et les gars ont toujours été bien protégés dans le peloton."

Jan Bakelants roulera ensuite sur le Tour de Lombardie avant de clôturer sa saison sans doute avec le Tour de Pékin mi-octobre.


Philippe Gilbert, 7e, en parfait équipier

Philippe Gilbert a roulé en parfait équipier dimanche dans la course sur route des championnats du monde de cyclisme dimanche à Ponferrada, Espagne. Le Liégeois s'est mis au service de son équipe derrière Kwiatkowski, même si cela n'a pas pu profiter à la Belgique et "seul la médaille d'or compte", a cependant lâché Philippe Gilbert.

"Je sais que j'étais bien", a-t-il expliqué. "Il y a eu des critiques sur ma condition, mais finalement j'en ai profité car toute l'attention n'était pas sur moi. J'avais dit à mes équipiers et au sélectionneur que j'étais bien."

Cela s'est vérifié durant l'épreuve. "Nous avons réussi une belle prestation collective. Nous étions avec jusqu'au bout. La dernière montée me convenait bien et j'ai pu vite revenir sur Gerrans et compagnie. Quand j'ai vu que Greg (Van Avermaet) était encore là, il n'y avait pas à discuter. C'est lui le plus rapide. Je n'ai pas très compris la tactique d'autres coureurs. OK, je ne sais pas comment se sentait Gallopin et d'autres, mais je n'ai pas compris pourquoi ils n'ont pas roulé. On aurait pu revenir sur Kwiatwkoski. Dans une classique, tu peux être content quand tu finis dans le top 5, mais sur un championnat du monde seul la médaille d'or compte."


Carlo Bomans: "On ne peut pas être mécontent"

Le sélectionneur national, Carlo Bomans, a trouvé que son équipe a parfaitement bien couru le Mondial, ayant toujours des coureurs à l'avant. Finalement, les meilleurs Belges, Van Avermaet et Gilbert, ont terminé aux cinquième et septième places. "Je ne peux pas être déçu. Évidemment, on avait des ambitions de médailles mais ça ne s'est pas fait et je ne peux pas être mécontent", a dit Bomans.

Carlo Bomans ne voit pas comment il aurait pu aborder la course d'une autre manière. "Chacun à fait son boulot dans l'équipe, ils étaient là où ils devaient être. Boonen était notre numéro un en cas d'arrivée au sprint mais il ne se sentait pas assez bien, il s'est donc mis au service de Greg Van Avermaet. Greg a dit qu'il aurait pu terminer troisième mais Valverde l'a enfermé. Ca fait partie du sprint."

"Une occasion manquée sur ce parcours? Oui, nous aurions pu gagner ou être sur le podium. Si tout s'était bien goupillé, nous aurions pu gagner. Je ne vais pas blâmer mes coureurs, ils ont bien roulé. Le résultat n'y est juste pas."

Bomans a également été intrigué par la tactique polonaise. "Comme beaucoup, on s'est demandé ce qu'ils faisaient. Surtout que Michal Kwiatkowski n'était pas dans une grande forme. Il n'a pas été excellent sur le Tour où il avait été décroché par son équipe dans le contre-la-montre par équipe. Mais avec un Kwiatkowski des grands jours, il ne faut pas lui laisser de l'espace et encore moins dans une descente. C'est un beau et méritant vainqueur", a conclu Bomans.