Après être passé quelque peu à côté de Paris-Bruxelles ( " où je n’avais pas de bonnes sensations" ), Jürgen Roelandts s’est rassuré lors du Grand Prix de Fourmies mais surtout lors de celui de Wallonie, il y a un peu plus d’une semaine, où il s’était hissé en neuvième position au sommet de la citadelle de Namur. " Un test satisfaisant pour le Mondial", soufflait-il sur la ligne d’arrivée.

Dans la foulée, il est parti s’entraîner quelques jours dans les Ardennes pour préparer au mieux le Championnat du monde avant de décoller mercredi pour l’Australie et son premier Mondial chez les pros, après y avoir déjà pris part chez les jeunes.

"Ce Mondial sera particulier, d’autant plus qu’il a lieu à l’autre bout du monde", sourit l’ancien champion de Belgique qui, malgré une saison pleine, notamment aux côtés de Gilbert sur les classiques flandriennes, et une impressionnante série de places d’honneur, cherche un succès depuis bientôt deux ans. "Mais j’aime ce pays. Je m’y suis déjà rendu deux fois. Lors du Tour Down Under, cette année, qui m’avait bien convenu (NdlR : il avait terminé meilleur jeune et s’était classé 3e d’une étape) et lors de vacances."

Il sait donc à quoi s’attendre en matière de décalage horaire et comment le gérer. " Dans ce sens-là, cela ne pose pas trop de problèmes, même si la fatigue se fait sentir durant plusieurs jours", poursuit le cycliste. "Mais après trois jours, tout doit être rentré dans l’ordre. C’est quand on revient en Belgique que le "jet-lag" est beaucoup plus dur à encaisser. Là, il faut bien une semaine pour se remettre."

S’il va donc participer à son premier Mondial, Jürgen Roelandts n’y sera pas un bleu pour autant. Coéquipier de Philippe Gilbert, avec qui il s’entend bien, chez Omega Pharma-Lotto, il sait comment réagit le leader de la sélection belge. " Sur place, notre rôle sera simple : ce sera tout pour lui. "Phil" sera notre leader incontesté. Et avec lui, on peut avoir confiance, on peut bosser sans arrière-pensée, on sait qu’il a de grandes chances de parvenir à conclure notre travail. C’est toujours plus motivant de travailler pour un leader de cette trempe-là."