Le Paris-Nice est sauvé et cyclisme est provisoirement sorti de la crise qui menaçait le déroulement de la saison après l'accord passé lundi à Zaventem entre l'Union cycliste internationale (UCI) et les organisateurs des Tours de France, d'Espagne et d'Italie. "Nous avons trouvé une solution à l'amiable pour l'ensemble de la saison 2007 tout en prévoyant un mécanisme de recherche d'une solution à long terme", s'est réjoui Pat McQuaid, le président de l'UCI.

Réunion marathon

Réunis à l'initiative de l'Association des équipes cyclistes du ProTour (IPCT), lassée des tensions entre les dirigeants de l'UCI (initiateurs du ProTour créé en 2004) et ceux des grandes épreuves du calendrier (opposés à ce système qualifié de "fermé"), ces parties en conflit auront mis plus de neuf heures pour parvenir à une conciliation.

Selon un communiqué lu en fin de réunion, l'accord obtenu à Bruxelles oblige les différentes parties à trouver "une solution à long terme pour le 21 septembre 2007 au plus tard". A cette fin, les différentes parties s'engagent à "se rencontrer mensuellement dans un esprit constructif".

Pour le court terme, et donc notamment l'organisation de Paris-Nice (11-18 mars), dix-huit équipes (toutes les équipes ProTour à l'exception d'Astana et d'Unibet, les deux formations les plus récentes) se voient confirmer le droit de participation aux épreuves organisées par ASO (organisatrice du Tour de France et de Paris-Nice notamment), de RCS (Giro) et Unipublic (Vuelta). Mais ASO, RCS et Unipublic ont promis d'examiner "dans un esprit positif" les demandes d'invitation d'Astana, d'Unibet et d'autres équipes non-étiquetées ProTour. Le conflit entre l'UCI et les organisateurs avait récemment conduit l'UCI à interdire aux équipes du ProTour de prendre part à Paris-Nice, course organisée par ASO, puisque, disait l'UCI, les organisateurs de la course au soleil refusent la participation de l'équipe belgo-suédoise Unibet.com, faisant pourtant partie du ProTour. A ce sujet, ASO a donc obtenu gain de cause. (AFP)