Depuis hier, les participants aux différents championnats du monde ont découvert l'exigeant circuit de Lisbonne, tracé sur les hauteurs de la capitale portugaise dans le parc verdoyant de Monsanto, l'arrivée en front de mer ayant été abandonnée pour des raisons techniques.

Pour cette «première» du cyclisme au Portugal, les organisateurs et l'Union cycliste internationale (UCI) ont opté pour un parcours très difficile, même pour les contre-la-montre qui ont déjà décerné leurs premiers titres, mardi, aux jeunes britannique Nicole Cooke et américain Danny Pate.

Au pays de Joaquim Agostinho, le plus grand champion portugais de l'histoire (3e du Tour de France en 1978 et 1979) qui est décédé accidentellement dans les années 1980, l'Allemand Jan Ullrich fait figure de favori pour endosser jeudi le maillot arc-en-ciel dans le contre-la-montre et succéder à l'Ukrainien Serhiy Honchar.

Plus ouverte s'annonce dimanche la course sur route malgré la difficulté du parcours qui rend très aléatoire un éventuel «doublé» pour le tenant du titre, le Letton Romans Vainsteins, vainqueur l'an passé à Plouay (Morbihan, France).

Dix titres mondiaux doivent être décernés durant la semaine qui annonce également un nouveau mandat de quatre ans pour le Néerlandais Hein Verbruggen, président de l'UCI. Sa réélection par le congrès de l'UCI s'apparente jeudi à une simple formalité.

Une chose est sûre: le circuit lisboète, qui ressemble à celui de Lugano en 1996 (victoire de Museeuw), devrait favoriser un costaud.

Relativement court (12,1 km à couvrir vingt et une fois, soit 254 km), le tracé comporte deux côtes ce qui réduit inévitablement les temps de récupération.

La côte de Serafina débute un kilomètre seulement après le départ et grimpe pendant 900 m.

La principale difficulté, c'est la côte d'Alvito, du km 3,8 au km 5,4 soit 1,6 km en trois paliers principaux se terminant par une sorte de faux plat.

La descente vers l'arrivée n'offre pas beaucoup de possibilités pour un spécialiste si bien que c'est dans les montées que la différence va pouvoir se faire. A raison de 2,5 km par tour, cela fait tout de même 52,5 km à grimper pendant la course. Sans doute beaucoup trop pour la plupart des coureurs. Sauf s'ils appellent Ullrich, Virenque, Bartoli, Merckx ou n'importe quel Espagnol, tant la formation hispanophone recèle de favoris venus en voisins.

© La Libre Belgique 2001