Cyclisme La formation cycliste allemande T-Mobile a licencié mardi Patrik Sinkewitz, qui a renoncé plus tôt à demander une contre-expertise de son contrôle antidopage positif à la testostérone.

"Nous avons avec cette décision tiré les conséquences de cette annonce", a déclaré le manager général de l'équipe T-Mobile, Rolf Aldag, cité dans un communiqué de T-Mobile.

"Même si cette nouvelle est un choc pour nous, cela montre que notre système interne de contrôles et celui des contrôles inopinées de l'agence allemande antidopage est efficace", a-t-il poursuivi.

Rolf Aldag, qui a lui même admis avoir eu recours au dopage durant sa carrière professionnelle, espère désormais qu'il y aura "une collaboration étroite entre Patrik, la fédération allemande et T-Mobile". "Patrik doit passer à table et s'expliquer pour que rien ne reste dans l'ombre", a indiqué Aldag.

Sinkewitz avait fait l'objet d'un contrôle inopiné le 8 juin dans les Pyrénées où il était en stage de préparation avant le Tour de France. L'annonce du contrôle positif de Sinkewitz était survenu le 18 juillet, trois jours après son abandon dans le Tour 2007: il avait été contraint d'abandonner après avoir percuté un spectateur à l'issue de la 8e étape.

Sinkewitz avait d'abord laissé entendre qu'il allait demander une contre-expertise. L'"ouverture" de l'échantillon B devait initialement avoir lieu mardi.

Le coureur de 26 ans, présenté comme l'un des porte-drapeaux de la jeune génération allemande, risque une suspension de deux ans et devra verser une année de salaire pour la lutte contre le dopage, comme il s'y était engagé en signant l'engagement de l'Union cycliste internationale (UCI) pour un sport propre.