Silvio Martinelli (Ita/dernier directeur sportif de Pantani): "Pour ceux qui l'ont aimé, il y a un seul mot, tragédie. Je ne parviens pas à penser à autre chose, pour moi c'est un drame. Il a donné des émotions et fait pleurer de joie tout un peuple, même cette fois. C'était un phénomène. Je lance un appel, ne commettez pas d'erreurs en parlant de lui, car c'était un géant".

Felice Gimondi (Ita/directeur sportif de Pantani chez Mercatone Uno): "Il a tout payé à un prix très cher. Nous sommes traumatisés. Jamais nous n'osions imaginer que cela arrive. Et encore moins comme cela. De manière aussi sèche. Sans un signe."

Fernando Escartin (Esp/cycliste): "C'était le meilleur grimpeur de ces dix dernières années. Cela se bouscule dans ma tête comme lors du décès de Chaba (ndrl: Jose Maria Jimenez, cycliste espagnol, décédé d'une crise cardiaque en décembre dernier à l'hôpital psychiatrique de Madrid). Je suis très peiné. Une nouvelle comme celle-là vous laisse sans voix. Ces deux décès font penser au même thème (celui de la dépression nerveuse). Espérons que tout cela puisse servir à quelque chose et que nous n'ayons pas à rencontrer les mêmes problèmes que Chaba et Pantani."

Stefano Garzelli (Ita/cycliste): "Je ne trouve pas les mots. Il est encore difficile d'y croire. Je ne sais pas quel était son état de santé. Je l'avais vu pour la dernière fois au dernier Giro. Je ne sais pas ce qui a pu se produire. Il a du supporter beaucoup de pressions, même de milieux extérieurs au cyclisme. Il était très fort mais aussi très sensible. Même un homme normal aurait eu du mal à résister, imaginez donc un athlète".

Franco Ballerini (directeur technique national italien): "Il sera difficile d'en retrouver un autre comme lui. C'était un personnage et en plus il gagnait les courses. Il a enthousiasmé les experts et les foules. Ses succès étaient très médiatiques. Après ses victoires au Giro et au Tour de France, il était devenu particulièrement populaire. Il laissait des traces partout. La nouvelle de sa mort est tellement bouleversante qu'elle en paraît incroyable. Je viens de parler avec beaucoup de gens proches du cyclisme, car nous essayons tous de nous soutenir".