Les coureurs du Tour de France ont passé hier en Andorre la première des deux journées de repos prévues au programme de cette 103e édition.

1. Quel est le premier bilan ? On a vécu un départ moins nerveux, la résurrection de Cavendish, roi du sprint, une bonne prestation d’ensemble des Belges emmenés par un super Greg Van Avermaet et, déjà, une prise de pouvoir de Froome. Bref, un début intéressant même si, plusieurs étapes ont été parfois mornes. Après neuf journées et le passage dans les Pyrénées, treize coureurs sont espacés en 1:23 au général et Richie Porte, qui a déboursé un sacré retard à Cherbourg sur crevaison et à 2:10. La victoire, le podium, les places dans le "Top 5" et même parmi les dix premiers à Paris devraient se jouer entre ces quatorze coureurs.

2. Qui a l’avantage ? Chris Froome, le tenant du titre, qui a surtout marqué des points psychologiques en prenant le maillot jaune samedi après une démonstration en descente dont personne ne le soupçonnait capable. Mais Nairo Quintana peut toujours dire qu’il n’est cette fois qu’à 23 secondes de son rival et non plus de deux ou trois minutes comme en 2013 et 2015. Dans leur sillage, une douzaine de coureurs restent en lice.

3. Qui a perdu ? Indéniablement Alberto Contador, qui n’est même plus sur la route du Tour. Dès le premier week-end, en Normandie, l’Espagnol avait abandonné tous ses espoirs. Blessé, puis malade, il a renoncé. L’autre prétendant écarté, c’est Thibaut Pinot qui n’a pas survécu aux Pyrénées. Le Français ne rééditera pas sa performance de 2014 quand il était monté sur le podium (3e). Justement, le vainqueur cette année-là était Vincenzo Nibali. Le Requin de Messine, victorieux du Giro et venu sur le Tour sans pression, a lâché prise dès l’arrivée dans le Massif Central. Gagner une étape est désormais son challenge.

4. Que prévoit la suite ? Jeudi, pour le 14 juillet, c’est le Géant de Provence qui attend les coureurs. Cette fois les favoris ne pourront se neutraliser, encore qu’ils l’avaient fait sur ce même mont Ventoux en 2009, mais le contexte était différent. Il y aura donc des écarts avant d’entamer le chrono en Ardèche. Et surtout, avant l’étape de dimanche qui emmènera les coureurs vers le Grand Colombier.