Cyclisme

Rebellin a profité de Paris-Nice

PHILIPPE VAN HOLLE

Publié le - Mis à jour le

ENVOYÉ SPÉCIAL EN FRANCE

A la fin de Paris-Nice, les conversations vont toujours bon train par rapport à l'éventualité de voir sortir de la Course au Soleil le futur vainqueur de Milan-Sanremo. Le même petit jeu entre suiveurs (mais aussi entre coureurs) se déroule d'ailleurs aussi au terme de Tirreno-Adriatico, l'autre course de préparation à la «Primavera».

A première vue, les candidats à la victoire, dans une semaine, en Italie, provenant de Paris-Nice, ne sont pas légion. De nombreux points d'interrogation concernent ainsi Alessandro Petacchi, Dario Frigo et Robbie McEwen.

Le sprinter italien de l'équipe Fassa Bortolo, vainqueur très facilement de l'unique étape réservée aux sprinters lors de Paris-Nice, était présenté, en début de semaine dernière, comme le grand rival de Mario Cipollini en cas de nouvelle arrivée au sprint à Sanremo. Mais le protégé de Giancarlo Ferretti, en très belle forme pour aborder la course à étapes française, a dû abandonner avant même la 6e étape, frappé, paraît-il, du même virus qui obligea Dario Frigo à quitter lui aussi la «Course au Soleil».

Or les deux dernières étapes de Paris-Nice étaient selon nous déterminantes pour obtenir les quelques pour cent supplémentaires qui permettent de faire la différence dans la plus longue des classiques de Coupe du Monde. On peut évidemment se poser la même question à propos de Dario Frigo qui, lui, était leader (on ne peut plus autoritaire!) de Paris-Nice, lorsqu'il fut frappé du fameux virus. La veille de son renoncement, il fêtait pourtant son maillot jaune au champagne en compagnie de ses équipiers. Si sa gastro-entérite était aussi violente que son équipe l'a prétendu, il aura dû passer quelques jours au lit, en perdant une bonne partie de sa belle énergie.

McEwen hors du coup

Enfin, Robbie McEwen, qui devait être (et qui restera sans doute) l'atout n°1 des Lotto-Domo à Milan-Sanremo, n'aura pas montré grand-chose entre Paris et Nice. Dans le seul sprint qu'il eut l'occasion de disputer, il fut nettement battu par Petacchi. Sa seule excuse (mais elle est réelle) fut de n'avoir pas du tout été emmené par son équipe, puisque Van Bon et Vierhouten prétendirent qu'ils avaient peur de frotter dans l'emballage final. Alors, au sortir de ce Paris-Nice, qui donc peut vraiment gagner la «Primavera»? Davide Rebellin s'annonce certainement comme un important candidat, au sein d'une formation Gerolsteiner qui commence sérieusement à prendre du galon.

Capable de finir seul, mais aussi de l'emporter parfois au sprint (comme à la Clasica San Sebastian naguère), l'Italien pourrait même se révéler le rival numéro un de Bettini et, éventuellement, de Van Petegem, au cas où ces hommes parvenaient, comme ils prévoient de le faire, à s'extraire du peloton dans le Poggio.

Enfin, même si Bettini sera, à Sanremo, le leader incontestable des Quick Step-Davitamon, Frank Vandenbroucke, qui a fait montre d'une condition croissante et déjà presque parfaite, et auteur de quelques belles performances à Paris-Nice, pourrait constituer une belle solution de rechange pour la nouvelle formation belge.

© Les Sports 2003

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