Le Brabançon s'est attiré les foudres de plusieurs suiveurs, surtout chez nos voisins néerlandais.

Lundi dernier, Remco Evenepoel a gravi à 50 reprises le Mur de Grammont, la célèbre côte flamande longue d'un peu plus d'un kilomètre. Une performance incroyable inscrite dans le cadre de ses défis, pour pouvoir rester motiver durant le confinement. La veille, le Brabançon avait réalisé une sortie d'entraînement longue de 256 kilomètres, la distance de Liège-Bastogne-Liège, pour rendre hommage à la Doyenne annulée qui devait pourtant se disputer ce jour-là. Et la semaine dernière, il avait également accompli un entraînement de 300 kilomètres. 

Si, a priori, Evenepoel semble réaliser ces défis pour le plaisir, sans rechercher la publicité mais juste pour la performance sportive, certains se posent des questions sur l'intérêt de tels entraînements pour un jeune coureur de 20 ans à peine.

"Je ne sais pas si c'est très malin de sa part de faire plus de 200 kilomètres deux jours d'affilée", s'était interrogé le journaliste néerlandais d'Eurosport, Jeroen Vanbelleghem, "dans une équipe comme Jumbo-Visma, ils demandent à leurs coureurs de ne s'entraîner que deux à trois heures par jour. Remco fait des sorties de 8 heures. Qui a raison dans ce cas ?", s'interroge le journaliste.

"C'est un peu comme si Evenepoel devait toujours faire de son mieux parce que l'attention est toujours attirée sur lui malgré cette période très calme", a renchéri pour sa part le commentateur Jan Hermsen.

Mais Koen Pelgrim, l'entraîneur du jeune coureur belge ne voit pas où se situe le problème avec les longs entraînements de son protégé. "Remco a besoin de défis", a-t-il réagi dans Het Laatste Nieuws, "C'est une bonne période pour les réaliser. Les gens peuvent avoir leur avis sur la question. Mais si tu fais 300 kilomètres tranquillement et que tu es bien entraîné, ce n'est pas si difficile. Ce n'est pas quelque chose que tu dois faire tous les jours mais il ne l'a réalisé qu'une seule fois."

"Les jours d'avant et d'après, Remco n'en a pas trop fait. Ce n'est pas comme si les courses reprenaient le mois prochain", a poursuivi Pelgrim, qui entraîne Evenepoel depuis qu'il est arrivé chez Deceuninck-Quick Step en 2019, "D'un autre côté, tu ne peut pas te satisfaire de deux ou trois heures d'entraînement par jour et après espérer que tu sois en pleine forme le mois suivant."