Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a décidé lundi de ramener au 14 août 2001 - au lieu du 30 octobre - la date d'échéance de la suspension du coureur français Richard Virenque sanctionné pour aveu de dopage.

Cette réduction de fait de la durée de la sanction ne lui permettra pas de participer au Tour de France 2001, mais lui laisse le loisir de s'aligner dans les courses de fin de saison.

Selon un communiqué, le TAS a maintenu la suspension de 9 mois infligée le 29 décembre 2000 à Virenque par la Fédération Suisse de Cyclisme, mais considéré qu'il en avait déjà purgé une partie avant le 1-er février dernier, date à laquelle cette suspension devait en principe débuter.

En octobre de l'année dernière, Virenque avait avoué devant le tribunal correctionnel de Lille s'être dopé de 1993 à 1998. Le Tribunal a donc décidé d'appliquer le réglement tel qu'il existait au moment des faits incriminés (1998) et qui fixait au 1e janvier le début de la saison. Il a donc établi à cette date, et non au 1e février comme le stipule le réglement actuel, la date d'entrée en vigueur de la suspension.

En second lieu, les arbitres du TAS ont estimé que Richard Virenque avait "de fait purgé une première suspension" entre le moment où son équipe Festina avait été exclue du Tour de France 1998 et la fin de cette épreuve, soit du 18 juillet au 2 août 1998.

Enfin, le TAS a accepté de prendre en compte la suspension interne d'un mois infligée à Virenque par son employeur, l'équipe italienne Polti, en février 1999.

Au total donc, une réduction de fait de 2 mois et demi qui permet à Virenque de reprendre la compétition le 14 août au lieu du 30 octobre 2001.