Bart Wellens a conservé son titre de champion du monde de cyclo-cross, dimanche sur le rapide parcours de Pontchâteau (France). Les Belges se sont classés aux trois premières places de la course élite, l'argent revenant à Mario De Clercq et le bronze à Sven Vanthourenhout.

Wellens, 25 ans, s'est imposé au sprint à ses deux compatriotes. Il a devancé son aîné De Clercq (37 ans), triple champion du monde, d'un quart de roue seulement.

L'Italien Daniele Pontoni a troublé le collectif belge qui avait pris l'an passé les cinq premières places du Championnat du monde.

Pontoni, quatrième, a devancé les Belges Ben Berden et Erwin Vervecken.

Champion du monde espoirs en 1999 et 2000, Wellens a conquis son quatrième titre mondial toutes catégories confondues.

Le début de course ne souriait pas spécialement à Mario De Clercq et Bart Wellens qui attendaient la fin du premier tour pour rejoindre le groupe de tête contrôlé par les autres Belges.

Alors que Sven Nys n'était jamais dans le coup, les accélérations successives de Wellens et Vanthourenhout allaient réduire le groupe de tête aux Belges (hormis Nys), à Pontoni et Mourey.

Les Belges continuaient à accélérer et Wellens, De Clercq et Vanthourenhout s'isolaient en tête. Mais la tactique de chacun et les périodes de relâchement permettaient à Mourey, Berden, Pontoni et Vervecken de revenir sur les échappés.

Pourtant, le trio initial allait prouver sa supériorité en se retrouvant devant dans le final. Wellens plaçait plusieurs accélérations mais ne parvenait jamais à décrocher De Clercq alors que Vanthourenhout faisait l'élastique revenant en fin de course sur De Clercq-Wellens.

Dans la dernière bosse, Vanthourenhout jouait son va-tout mais Wellens et De Clercq revenaient facilement. Wellens lançait le sprint et De Clercq qui semblait en mesure de le remonter échouait à un quart de roue.

La Belgique finissait ces championnats du monde avec trois médailles d'or, une d'argent et une de bronze.

Déclarations

Bart Wellens (BEL), 1er de la course élite: «En début de course, après le premier tour, j'ai attaqué souvent. Je savais que Mario (De Clercq) était coriace mais les autres devaient lâcher prise. A deux tours de l'arrivée, j'ai décidé de tout miser sur le sprint. Je me suis dit que je devais sortir du dernier virage en tête. Mais le sprint a été très chaud. Par rapport à Monopoli (Italie, 2003), où j'étais au-dessus, c'est un sentiment plus fort. C'est très spécial de battre au sprint un coureur comme Mario. Huit fois sur dix, je perdrais face à lui. Cette saison, dans les grands rendez-vous, c'est à lui que j'ai eu affaire à chaque fois.»

Mario De Clercq (BEL), 2e: «Je le dis depuis des années, on peut toujours perdre un sprint. J'ai basé ma course sur Bart (Wellens), puisque nous étions les deux plus forts. Au sprint, je ne pense pas avoir commis de faute. Je suis resté dans sa roue et cela s'est avéré être un mauvais choix. Mais c'est facile à dire après coup.»

Sven Vanthourenhout (BEL), 3e: «Dans les 500 derniers mètres, j'étais moins fort, moins explosif que Wellens et De Clercq. Par conséquent, c'est une médaille de bronze qui me satisfait.»