Van Petegem est le super-favori

Cyclisme

Philippe Van Holle

Publié le

Peter Van Petegem a terminé les Trois Jours de La Panne sur une note mineure, une 9e place dans le contre-la-montre final, qui ne lui a pas permis de ravir la victoire globale à l'étonnant Belohvosciks. L'an dernier, il avait paru plus «saignant» en sortant de cette épreuve préparatoire. L'homme ne dément pas lorsqu'on lui livre ce constat, sec et sans concession.

«Je pense que c'est tout à fait vrai, reconnaît Van Petegem. J'étais, en effet, en super- condition l'an dernier, à cette période de l'année et, pourtant, je n'ai pas pu faire main basse sur la moindre classique. Paradoxal, non? Il faut savoir qu'il n'est pas toujours nécessaire de planer au-dessus du lot pour toucher le Graal. Voyez la manière dont Andrea Tafi l'a emporté au «Ronde» l'an dernier. Des cinq hommes qui se trouvaient alors en tête, dans la finale (Museeuw, Hincapie, Nardello et moi), Tafi était, sans doute, le moins affûté, mais il a su parfaitement tirer parti des rivalités opposant les super- favoris.»

«Tous unis autour de moi»

Superfavori, Van Petegem le sera encore cette fois-ci, tout comme il constituera l'unique leader de sa formation. Mieux, même, le «régional de l'étape» (il ne peut sortir de chez lui sans se retrouver sur le parcours du Tour des Flandres) paraît même être le seul Belge capable de forcer vraiment la décision dans une des bosses finales.

Tous nos autres compatriotes émargeront, en effet, à la «deuxième ligne» des candidats à la victoire. «Etre pointé parmi les vainqueurs potentiels ne me dérange nullement, confie Van Petegem. Ce n'est pas ça non plus qui fera que je serai davantage surveillé qu'un autre. Le «Ronde» est une épreuve où la sélection se fait par l'arrière. Dans la finale, on retrouve les plus forts du jour. Ce qui veut dire aussi que, favori ou non, fort ou un peu moins fort, celui qui l'emporte a toujours énormément de mérites. Quant au fait d'être leader unique, cela, non plus, ne m'a jamais dérangé. Sans aucune forfanterie, je pense être quelqu'un qui sait bien motiver mes troupes. Malade avant Milan-Sanremo, j'avais pris le temps de téléphoner à chacun des Lotto-Domo sélectionnés pour la «Primavera» afin de tenter de remonter leur moral. Je leur disais que je serais prêt pour le rendez-vous des Flandriennes. Mardi, à Sottegem, lorsque j'ai fait le forcing dans la dernière ascension du Berendries, c'était pour me tester, mais aussi pour montrer à mes équipiers que je tenais mon engagement. Après l'étape, j'ai senti qu'ils avaient confiance en mes moyens et étaient prêts à travailler comme des forcenés pour que j'arrache cette victoire à Ninove. Je sais, en tout cas, malgré l'absence de Hans De Clercq, que je ne me retrouverai pas seul, dimanche, après 150 km.»

«Attention à Dario Pieri»

Sur les dix-neuf côtes annoncées cette année, il y en aura cinq nouvelles: Nokereberg, Ladeuze, Boigneberg, Steenberg et Foreest. Cela n'empêche toutefois pas Van Petegem de dormir. «Qu'il y ait 10, 15 ou 20 difficultés, cela ne change rien au programme: il faut, de toute façon, être là dans la finale. Je les connais bien, ces ascensions, pour les gravir régulièrement à l'entraînement. Elles ne modifieront pas l'authenticité de l'épreuve. Je pense d'ailleurs que l'importance de la connaissance du terrain est parfois exagérée. Elle constitue un plus, c'est vrai, mais un coureur comme Freire, s'il est dans un bon jour, saura surmonter ce petit handicap facilement, d'autant qu'il sera bien entouré, dans une équipe Rabobank très forte en bloc. Mais n'oubliez pas non plus un certain Dario Pieri! Pour moi, c'est le grand favori de ce Tour des Flandres.»

© Les Sports 2003

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