Van Petegem sur le podium... mais troisième
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Cyclisme

Van Petegem sur le podium... mais troisième

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Dernière minute : Astarloa, 27 ans, a devancé de 5 secondes un petit groupe réglé par son compatriote Alejandro Valverde devant le Belge Peter Van Petegem. Le grand favori, l’Italien Paolo Bettini, s’est classé quatrième.

La course, longue de 258,3 kilomètres, s’est seulement décantée dans le dernier tour du circuit canadien sur une brutale accélération de Van Petegem. Astarloa est sorti ensuite dans la dernière montée pour s’en aller conquérir son premier titre mondial. Le coureur espagnol, 41e au dernier classement mondial, a notamment gagné cette année la Flèche Wallonne.

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La chasse au titre mondial s'ouvre dimanche sur le difficile circuit canadien de Hamilton où l'Italien Paolo Bettini, lauréat de la Coupe du monde, espère faire parler la poudre pour succéder à son compatriote Mario Cipollini.

Douze mois après le billard de Zolder, outrancièrement favorable aux sprinters, le parcours canadien présente des caractéristiques plus sélectives qui promettent une course d'usure (258,3 km), la seule de la saison qui se dispute selon la formule des équipes nationales.

«Si Bettini attaque la dernière côte avec les meilleurs, il a course gagnée», résume le Français Cédric Vasseur, convaincu au vu de la forme du coureur italien que nul ne pourrait le suivre dans la dernière montée très proche de l'arrivée. «Il suffit d'avoir dix secondes au sommet pour l'emporter.» Dans Paris-Tours, dimanche dernier, Bettini a produit la plus forte impression. Le petit gabarit italien, attaquant naturel et tacticien avisé, a gagné trois courses de Coupe du monde (Milan-Sanremo, Hambourg, Clasica San Sebastian) et le classement final. Mais il a su aussi préparer au mieux le Championnat du monde quand plusieurs grands noms (Armstrong, Ullrich), préféraient mettre un terme prématuré à leur saison.

Pour neutraliser le grillon toscan, ses adversaires doivent se hisser à son niveau ou rivaliser d'imagination. Miser sur une course d'attente et jouer le sprint, c'est l'option qui s'impose à Oscar Freire, déjà deux fois titré. Pour appuyer sa confiance, l'Espagnol peut se rappeler de Lisbonne 2001 où il avait réglé un groupe consistant au terme d'un parcours accidenté.

Dans ce registre, sensiblement plus élargi que celui des seuls sprinters (Cipollini et McEwen ont renoncé), évoluent également l'Allemand Erik Zabel, le plus rapide à Tours, et Peter Van Petegem, qui dit se sentir aussi fort que lors de son doublé fracassant d'avril dernier (Tour des Flandres, Paris-Roubaix). Voire l'Américain George Hincapie, suppléant son chef de file habituel Lance Armstrong pour enlever un titre que le quintuple vainqueur du Tour de France a remporté voici dix ans.

A Hamilton, une ville jadis industrielle sur les rives du lac Ontario, les coureurs complets sont persuadés de leurs chances. Oscar Camenzind, qui a choisi de rejoindre le Canada 48 heures seulement avant la course, porte les espoirs de la Suisses, Michael Boogerd ceux des Pays-Bas. À l'inverse, l'Espagne, l'Allemagne et l'Italie disposent de solutions de rechange. Astarloa et Valverde sont tout prêts à suppléer Oscar Freire, qui court le risque de se retrouver esseulé dans la sélection espagnole. Matthias Kessler représente pour l'Allemagne une alternative valable à Zabel.

Quant à Danilo Di Luca, vrai puncheur, il ne doit son rôle de doublure dans la Squadra qu'à la supériorité théorique de Bettini, favori incontestable pour revêtir le maillot arc-en-ciel qui garde l'essentiel de son attrait malgré les nombreuses absences engendrées par la date tardive du rendez-vous.

© Les Sports 2003

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