Cyclisme

L’immersion ne pouvait être plus complète. Comme pour mieux plonger les coureurs de l’équipe IAM dans l’esprit des classiques wallonnes, Rik Verbrugghe a emmené ses troupes au vert à La Gleize, là où celui qui est manager de la formation suisse depuis un peu plus d’un an a ses habitudes. Dans un décor de carte postale, la nature sauvage de la vallée de l’Amblève s’éveille doucement sous un soleil printanier qui peine encore à réchauffer l’atmosphère vivifiante de l’un des plus beaux coins du pays. Le cadre idéal pour préfacer la semaine wallonne.

Il y a 15 ans, vous remportiez la Flèche Wallonne. Quelle place occupe aujourd’hui ce succès ?

"Cela reste l’une des plus belles victoires de ma carrière. Enfant, c’est l’une des toutes premières courses sur laquelle j’ai pu approcher le peloton en direct, voir les coureurs en chair et en os. Une relation très particulière m’a donc toujours uni à cette épreuve. Et puis remporter une telle classique dans son jardin, c’est un grand moment d’émotion, d’autant que mon frère Ief était alors mon équipier. J’avais aussi le meilleur des directeurs sportifs, Claudy Criquielion, dans la voiture. Je me souviens encore être redescendu à sa hauteur pour lui demander de faire rouler l’équipe derrière l’échappée afin de me permettre de sortir ensuite dans la finale."

Vous êtes justement l’un des derniers vainqueurs à avoir fait la décision avant le Mur de Huy. Depuis 2003 et la victoire d’Astarloa, la Flèche se résume souvent en une course de côte…

"ASO tente d’apporter chaque année une nouveauté au parcours, mais sa philosophie et sa nature restent identiques. Il faut parfois oser un bouleversement plus profond du tracé pour générer un autre scénario."

(...)