Voir la vie en rose en Italie
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Cyclisme

Voir la vie en rose en Italie

AFP

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Les Italiens, Francesco Casagrande en tête, partent favoris de la 84e édition du Tour d’Italie qui présente pour attractions majeures, à partir de samedi à Pescara, deux coureurs en forme incertaine, l’Allemand Jan Ullrich et l’Italien Marco Pantani.

Le Giro, qui devrait voir la vie en rose, la couleur du maillot de son vainqueur, accueille les deux premiers du classement mondial, Francesco Casagrande et son compatriote Davide Rebellin. Il découvre Jan Ullrich, un grand leader étranger dont la venue ne peut que rehausser la performance du cyclisme italien et récupère Marco Pantani, coureur le plus populaire en Italie, contraint de tout miser sur ce Giro après son éviction du Tour de France.

Pour autant, les organisateurs du deuxième tour majeur du calendrier ont eu quelques soucis. La plupart des grandes télévisions européennes ne diffusent pas l’épreuve à cause de la forte hausse des droits demandée par la RAI (télévision publique italienne). Le plateau des vingt équipes de neuf coureurs réunit une participation simplement honorable (trois des six premiers mondiaux, huit des vingt premiers). Quant à Ullrich, il dit nourrir pour ambition principale de sortir affûté de la course, le 10 juin, à Milan.

«Je suis ici surtout dans la perspective du Tour de France», affirme le champion olympique de Sydney, dont les facultés de récupération dans une course de trois semaines le désignent pourtant parmi les hommes à suivre s’il franchit sans trop de casse les obstacles des deux premières semaines.

Mais, s’il a marqué des progrès dans le récent Tour de Romandie, Ullrich (27 ans) est loin de rivaliser pour l’instant avec les candidats déclarés au maillot rose.

Sur la première ligne figure Francesco Casagrande (Fassa Bortolo), encore tout marri de sa déconvenue du Giro 2000, de cette deuxième place qui lui échut à la veille de l’arrivée après onze jours passés avec le maillot rose. Le numéro un mondial affiche une grande confiance et dispose d’un entourage de toute premier ordre. A commencer par son lieutenant Dario Frigo, vainqueur de Paris-Nice et du Tour de Romandie.

«Le Giro se gagne en montagne», estime Casagrande, 30 ans, de plus en plus affûté et performant dans les montées. Il songe aux deux journées dans les Dolomites (1er et 2 juin) et à la grande étape alpestre qui franchit la Fauniera (2511 m, sommet de la course) avant d’arriver tout près de la frontière française au sanctuaire de Sant’Anna Vinadio.

A trois jours de l’arrivée, la hiérarchie sera sans doute déterminée puisque le seul grand contre-la-montre de l’épreuve, sur 55,5 kilomètres, est fixé plus tôt, le 3 juin, près du lac de Garde.

Vulnérable jusqu’à présent dans une course de trois semaines, Casagrande s’attend à une forte résistance de ses compagnons de podium de l’année passée, les Italiens Stefano Garzelli (1er) et Gilberto Simoni (3e). «Je suis convaincu que Pantani sera aussi l’un des grands acteurs de la course», souligne également le Toscan. Le «Pirate», très discret jusqu’à présent, est toujours susceptible de faire parler la poudre dès que la route s’élève.

A Pescara, l’heure est encore aux espérances: pour la jeune génération incarnée par le «local», Danilo Di Luca, comme pour les spécialistes du contre-la-montre, tels le Tchèque Jan Hruska et l’Espagnol Abraham Olano, avantagés par le dessin du prologue de samedi (7,6 km) et pour les sprinteurs (Cipollini, Quaranta, Leoni, Blijlevens, Lombardi, Strazzer), qui s’apprêtent à flamber dans les premières étapes.

Il sera toujours temps de déchanter dans ce Giro qui est symboliquement dédié à Giuseppe Verdi, cent ans après le décès du «maestro».

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