Ceux qui croyaient qu'après la très difficile manche pyrénéenne, le peloton allait s'accorder une journée de repos relatif, se sont trompés. Trop de coureurs avaient visiblement l'intention de témoigner qu'ils étaient capables de rebondir après avoir raté le premier grand rendez-vous en montagne.

Les attaques se sont succédées au cours des deux premières heures de l'épreuve et, finalement, jusqu'au bout, il y a eu des échappés. Un quatuor a fini par imposer ses vues à tous les autres, un petit commando de choix puisque composé de Popovych, Freire, Ballan et le Le Mevel. De sérieux rouleurs qui ont résisté jusqu'à Carcassonne, prenant même près de quatre minutes et demie aux leaders de l'épreuve.

Au prix de cinq démarrages, Popovych a fini par dégoûter ses compagnons de route, s'isolant en tête à trois kilomètres de l'arrivée et offrant ainsi à sa formation Discovery Channel, orpheline d'Armstrong, une belle consolation après le désastre de la veille. Car dans les Pyrénées, Hincapie, Savoldelli, Popovych et Azevedo avaient franchement déçu. Largement distancé, l'Ukrainien était pointé à 9 minutes de Landis. Quand il a attaqué, les équipiers du maillot jaune n'ont donc pas réagi immédiatement. Ils ont mené un train raisonnable, histoire de ne pas offrir aux attaquants une trop grande liberté. Popovych, non seulement a remporté l'étape, mais il a aussi une belle opération, revenant parmi les 15 premiers du classement général.

Nous n'avons pas compris l'attitude de Freire qui a laissé à Ballan le soin de répondre à tous les assauts de l'Ukrainien. L'Espagnol voulait se ménager afin de remporter un troisième succès ? Possible, mais cette fois, son calcul s'est avéré faux.

Enfin, le sprint pour la cinquième place a vu, pour la première fois depuis le début du Tour, un succès de Tom Boonen sur McEwen. Même si le champion du monde pestait la veille contre le découpage du Tour, a encore des réserves physiques. C'est bon signe...