L’année 2009 restera gravée en lettres d’or et en majuscules dans l’album aux souvenirs d’Axel Witsel. En janvier, il fut couronné Soulier d’or. Cinq mois plus tard, il fut sacré champion pour la deuxième fois de rang avec son Standard. "Ce sacre est pleinement justifié à la vue de l’ensemble de notre campagne. Qui plus est, nous l’avons décroché chaque fois contre l’ennemi historique, Anderlecht. Pour un Liégeois, c’est le bonheur suprême ! C’est également la preuve que le Standard domine la compétition belge de la tête et des épaules. C’est tout bonnement génial. Le premier titre reste souvent le plus important mais celui-ci a également une saveur particulière puisqu’on l’a arraché à l’issue de ces fameux test-matches. C’est vraiment magnifique. On se doit d’englober tout le club dans les éloges."

A la différence de nombreux de ses équipiers, Sinan Bolat fêtait, lui, son premier sacre. "Je suis habité d’un sentiment indescriptible. Vivre un tel moment à 20 ans alors que, voici quelques mois, j’étais encore dans l’ombre à Genk ; c’est tout simplement fantastique, glissa le dernier rempart à succès des Rouches. Je pense avoir bien fait mon travail même si je n’ai pas été bombardé ce dimanche. Je me suis montré très attentif sur les ballons aériens et n’ai eu qu’une seule frayeur lors du contact malheureux avec Boussoufa. Le Standard est le meilleur. Place à une grosse fête !"

A l’issue de la rencontre, deux anciens de la maison rouche évoquaient le coup de réparation. "J’ai remarqué une petite poussée dans le dos", affirmait Daniel Van Buyten.

Marc Wilmots soulignait, lui : "Je ne comprends pas bien le geste de Bernardez. Mbokani était encore loin du but, il s’en écartait même et semblait partir vers la droite. Il n’y avait donc pas danger immédiat de but. Certes, on pourrait taxer le penalty de léger. Mais en football, le penalty léger n’existe pas."

Dégoulinant de champagne, Dominique D’Onofrio masquait mal son énorme bonheur. "A l’issue de deux matches très difficiles, nous sommes allés chercher ce sacre à l’arraché , analysa le directeur technique liégeois. Sur l’ensemble des deux test-matches, personne ne contestera le fait que nous méritons ce titre. L’an dernier, ce fut magnifique après vingt-cinq ans de disette. Cette année, c’est tout aussi beau puisqu’acquis après des test-matches. Avec la manne des 15 millions, on pourra faire face à des demandes de départ, et certains pourraient changer d’avis. Bölöni ? Il sait depuis quelque temps qu’on veut le garder !"

Homme de grand cœur, Milan Jovanovic savourait doublement au coup de sifflet final. "C’est génial pour moi, pour tous les joueurs, les dirigeants, les supporters, en un mot : tout le club. Je suis super heureux. Cette qualification pour les poules de la Ligue des Champions constitue une publicité énorme pour tout l’effectif."

Au cours de l’interview donné en bord de terrain, le Serbe ne cessait de regarder ce stade où il s’est peut-être produit pour la dernière fois. "Si je dois suivre mon cœur, je resterais une saison de plus. Ce public est de loin le meilleur de Belgique et l’un des meilleurs d’Europe. Mais, à 28 ans, je dois penser à la suite de ma carrière."