La der des ders de Raymond

Raymond Domenech, le sélectionneur, dont c’était le dernier match à la tête des Bleus, avait les yeux rougis, le débit lent et a eu du mal à se faire entendre.

La der des ders de Raymond
©AP

Raymond Domenech, le sélectionneur, dont c’était le dernier match à la tête des Bleus, avait les yeux rougis, le débit lent et a eu du mal à se faire entendre.

Quel est votre premier commentaire après cette élimination ?

Le premier mot qui me vient, c’est la tristesse pour tous les supporters qui ont soutenu, aimé, comme nous, l’équipe, qui auraient aimé que ce rêve se réalise.

Vous avez salué vos joueurs un par un, mais pas M. Parreira, le sélectionneur de l’Afrique du Sud…

Moi, j’avais envie de saluer les joueurs. Se retrouver à dix, dans le contexte et revenir C’était bien de les saluer, c’était la fin d’une aventure avec eux. C’est le seul moment où je peux les saluer car, après, tout le monde se disperse. C’était important de dire que j’avais compris ce qu’eux avaient vécu.

Comment le football français en est-il arrivé là ?

Je n’en suis pas au stade de tirer un bilan, je suis dans l’impression et l’émotion. Les bilans, je vais les faire avec les dirigeants, le staff, les joueurs. A chaud, ce n’est jamais bon d’expliquer six années d’équipe de France. C’est une belle aventure qui se termine.

Qu’avez-vous dit aux joueurs dans les vestiaires ?

Pour moi, l’important était de leur serrer la main, les regarder dans les yeux, leur dire : j’ai compris. Maintenant, ça va être dur, il va falloir assumer. A nous de montrer qu’on a cette dignité, d’assumer ce qui s’est passé.

Des joueurs ont-ils refusé de jouer ?

Refusé, non. Eric Abidal n’était pas en état. Il est le seul à être venu me dire : "Je ne le sens pas, je suis vidé, je préfère ne pas jouer. "

Comment résumer cette Coupe du monde ?

C’est impossible de résumer comme ça, à chaud. Tout ce que je dis, je le répète, c’est une grande tristesse, un désarroi pour le public, le foot français.

Sur le même sujet