Aucun joueur n'auraient confirmé les insultes d'Anelka

"Aucun joueur" de l'équipe de France n'a confirmé les insultes proférées par Nicolas Anelka à l'encontre de Raymond Domenech, a déclaré vendredi sur RTL le député Patrick Braouezec, membre de la commission d'information chargée d'établir "les faits et les responsabilités" lors de la grève des Bleus à Knysna pendant le Mondial sud-africain.

AP
Aucun joueur n'auraient confirmé les insultes d'Anelka
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Le conseil fédéral de la Fédération française de football doit étudier ce vendredi les propositions de la commission et statuer les sur les éventuelles suites à donner. Nicolas Anelka avait été exclu du groupe des Bleus suite à ses propos à la mi-temps du match France-Mexique et les joueurs, en réaction, avaient décidé de ne pas s'entraîner le 20 juin.

"On a beaucoup d'éléments pour comprendre ce qui s'est passé (...) On a pu rencontrer ou entendre au téléphone 18 des 23 joueurs", a expliqué Patrick Braouezec.

Selon le député GDR (Gauche démocrate et républicaine) de Seine-Saint-Denis, "l'ensemble des joueurs entendus (...) ont tous été assez unanimes, même si certains ont un peu plus suivi que d'autres, sans doute. Mais il n'y a eu à aucun moment des pressions, à aucun moment des caïds".

Dans cette affaire, estime-t-il, "les médias et notamment une certaine presse ont joué un rôle très négatif. Aucun joueur que nous avons auditionné, même parmi ceux qui étaient les plus près d'Anelka à ce moment, n'ont confirmé qu'il avait dit ces paroles là. L'Equipe n'a sans doute pas complètement inventé, mais il y a quand même des propos qui auraient au moins mérité confirmation et vérification avant (...) Il y a eu un moment très tendu, personne ne le nie, c'est souvent le cas dans les vestiaires", a ajouté M. Braouezec.

Nicolas Anelka ne nie pas l'altercation avec le sélectionneur mais conteste les propos que lui avait attribués L'Equipe en "une" le 19 juin et a assigné en justice le quotidien sportif pour diffamation. L'Equipe, qui a évoqué une première audience à l'automne, a précisé qu'il se défendrait en "faisant citer les différents témoins de la scène".

La commission d'information est composée de Patrick Braouezec, de Laurent Davenas, avocat général près la Cour de Cassation et Jacques Riolacci, ancien président de la commission de discipline de la Ligue de football professionnel.