Anderlecht-Standard: Des visages contrastés

Il n’avait encore jamais connu cela avec le Standard. José Riga a essuyé sa plus lourde défaite depuis sa prise en fonction à Sclessin.

Benoît Delhauteur
Anderlecht-Standard: Des visages contrastés
©n.d

Il n’avait encore jamais connu cela avec le Standard. José Riga a essuyé sa plus lourde défaite depuis sa prise en fonction à Sclessin.

Le "T1 rouche" se montrait fort très sévère dans son analyse : "On a donné des buts. Le deuxième est tombé sur une phase qu’on avait pourtant bien montrée lors du briefing ! Nous avons aussi montré beaucoup trop de respect, en laissant trop jouer. Les cadres n’ont jamais trouvé leurs marques. Nous avons manqué de tout : d’agressivité, de justesse dans le jeu Je suis attristé par l’ampleur du score mais surtout par le contenu de notre prestation. En arrivant au stade, j’espérais pourtant rivaliser avec Anderlecht "

Maintenant, le Standard doit essayer de digérer cette claque. "Il faudra mettre le doigt sur nos manquements. On s’est peut-être vu trop beaux après nos bons résultats récents. Chacun doit rapidement se remettre en question. Heureusement, les matchs s’enchaînent vite et nous n’aurons pas trop le temps de réfléchir. Car 15 sur 30, c’est un bilan clairement insuffisant."

Dans l’autre camp, Ariël Jacobs se montrait perfectionniste et pointilliste. "C’est vrai qu’après le 2-0, tout s’est mieux passé, avec une circulation très fluide. Mais après la phase du but non validé, j’ai vu une forme de nonchalance qu’il faut éviter. J’ai d’ailleurs haussé la voix à ce sujet à la pause ! Mais chapeau, vraiment, à mes joueurs pour la façon dont ils ont géré la seconde période." L’entraîneur anderlechtois commenta aussi les discussions multiples pour tirer les penaltys et les coups francs. "C’est normal. Il y a des tireurs désignés mais il faut laisser de la place à l’intuition. Je suis surtout content qu’on ait enfin inscrit un penalty en un temps !"

Au-delà des discours de raison, un homme, dans les travées du stade, ne pouvait éteindre sa déception. Ancien pilier de la maison mauve, Jelle Van Damme semblait porter sur lui tout le poids du revers infligé. "Je peux dire que ça fait mal. C’est la première fois dans ma carrière qu’une défaite me fait si mal."

Pour le meneur de la troupe liégeoise, les Standardmen ne sont jamais rentrés dans la rencontre et ils n’ont jamais mis en danger la défense adverse. "Comme je l’ai dit, les premières minutes n’étaient pas mauvaises mais ensuite, on s’est effondré. Personne n’a semblé être dans son match ce soir. Pareil pour moi. On était trop attentiste, trop laxiste sur le terrain." Le message est lâché, peut-être pas encore digéré.