Suarez : un transfert rapide ou un bras de fer

On sentait que le dossier Suarez commençait doucement à chauffer. La présence de son agent Jorge Citerszpiler à Bruxelles, hier, sera venue le confirmer.

Thibaut Roland
Suarez : un transfert rapide ou un bras de fer

On sentait que le dossier Suarez commençait doucement à chauffer. La présence de son agent Jorge Citerszpiler à Bruxelles, hier, sera venue le confirmer.

Alors qu’Herman Van Holsbeeck confirmait hier que, malgré les secousses, le transfert de l’Argentin n’était pas encore prêt à être entériné ("depuis le début, le joueur et son entourage connaissent le montant que l’on veut et je peux vous dire qu’on en est encore loin"), Jorge Citerszpiler semble fermement décidé à mettre le Sporting sous pression : "on est à la fin d’un cycle. On oublie que Mati est ici depuis 4 ans. Cela va être difficile pour tout le monde, mais une page va se tourner."

Reste qu’en entendant parler d’une fourchette de 12 à 15 millions que le Sporting entendrait, selon certains, empocher, l’ancien agent de Maradona manquait hier de s’étrangler : "Quinze millions ? Mais quel club va donner quinze millions ? Ce n’est plus le même mercato que l’an passé. En Espagne, il n’y a presque que le Barça qui sait payer cela, mais il n’y a qu’onze places là-bas."

Mais alors qu’Herman Van Holsbeeck s’étonnait jeudi d’un soudain intérêt de Suarez pour le Grand Est ("je ne sais pas si le joueur a envie d’aller là-bas ou alors vous en savez plus que moi"), le saut vers Moscou pourrait rapidement être comblé. Car si Cyterszpiler refermait hier la porte ukrainienne d’un coup de pied ("on a toujours dit que Mati partirait vers un grand club : le Dniepro n’entre pas dans cette catégorie-là"), la ville russe rentre dans une autre catégorie. "Moscou, c’est quelque chose de sérieux. Le Zénith avait déposé une offre, mais ce n’est plus d’actualité. Matias est d’accord pour tenter l’aventure là-bas et son épouse n’y est plus opposée non plus. Maintenant, vous savez comme moi qu’il faut trouver un accord financier avec Anderlecht".

Et c’est bien là, autour des roubles russes et des chéquiers que le bras de fer risque de se jouer. "On ne va s’adapter au mercato. Notre prix reste le même", précisait hier Herman Van Holsbeeck en ayant préalablement lancé qu’entre "gens de bonne compagnie, on finit toujours par s’arranger." D’expérience, le manager anderlechtois sait pourtant que les exercices de musculation finissent toujours par se plier à l’urgence du calendrier. A l’heure qu’il est, le Sporting dispose ainsi d’un accord verbal avec un défenseur central. Seul manque l’argent de Suarez pour clôturer ce dossier.

Alors que le Sporting baigne actuellement dans une confondante sérénité, on imagine mal, très mal, une affaire Suarez venir plomber les premières grosses soirées. Au Sporting, on a depuis longtemps appris que le calme n’avait pas de prix.