Anderlecht tient son jackpot

Le Congolais Dieumerci Mbokani était une fois de plus l'homme du match lors de cet Anderlecht-Limassol. Entretien.

Yves Taildeman
Anderlecht tient son jackpot
©BELGA

Pendant son interview, son fils Jess montrait ce qu’il savait déjà faire avec un ballon, et Kouyaté chantait ‘Mbokani ! Mbokani !’ derrière lui. Dieu était une fois de plus le héros du Parc Astrid. “Je suis content pour le club et pour moi”, dit-il.

Pensiez-vous que le ballon ne rentrerait jamais, Dieu ?

“Non, je savais qu’il finirait par aller au fond. J’ai pensé au match contre l’AZ. Je me suis dit : ‘Pas cette fois-ci.’”

Racontez-nous le but.

“Le centre de Bruno était excellent. Les Chypriotes pensaient que j’irais vers le premier poteau, mais je suis resté au second poteau. Au moment de ma frappe, je sentais que le ballon irait au fond.”

Et puis, vous avez traversé le terrain.

“Oui. Vers ma femme et mon fils. Je dédie le but à eux.”

Vous jouez la Ligue des Champions, vous allez quand même rester ?

“Euh… On va voir. Cette qualification augmente les chances que je reste. C’est sur à 100 % que je reste. Ou du moins, c’est presque sûr à 100 %.”

Y a-t-il des propositions pour vous ?

“Il y a quelques trucs, mais ils ne sont pas très concrets. S’il y a une belle offre, pourquoi ne pas aller. En Russie, le mercato reste ouvert plus longtemps. Je ne dis pas non à la Russie.”

Dieu, vous devez rester !

“D’accord, si vous me donnez un nouveau contrat. (Rires)”

Qu’est-ce qu’Anderlecht peut faire en Ligue des Champions ?

“On peut se qualifier. Ou au moins terminer troisième.”

Vous étiez venu à Anderlecht pour jouer la Ligue des Champions.

“Mon premier objectif était le titre. Je l’ai gagné. Puis, c’était la Ligue des Champions. Cela aurait été plus facile si Chelsea n’avait pas gagné la C1 la saison passée, mais soit. On y est. Et j’ai marqué le but le plus important de ma carrière….”