Le Zenit voit haut avec Witsel

La barbe lui mange les joues comme si, en prévision du plaidoyer qu’il va devoir développer pour conquérir une place de titulaire dans cette belle phalange des Diables, Nicolas Lombaerts cherchait à emmagasiner un maximum d’influx.

Michel Dubois
Le Zenit voit haut avec Witsel
©Photo News

La barbe lui mange les joues comme si, en prévision du plaidoyer qu’il va devoir développer pour conquérir une place de titulaire dans cette belle phalange des Diables, Nicolas Lombaerts cherchait à emmagasiner un maximum d’influx.

Quand il évoque le Zenit, ses yeux s’allument toujours, lui qui y dispute sa sixième saison. Alors quand un Belge, équipier en équipe nationale, choisit de venir partager son vestiaire, il saute presque de joie : "Nous espérions un renfort. Avec Hulk et Witsel, nous en obtenons deux d’un coup. Et quels renforts ! Je m’attendais plutôt à ce qu’Anzhi tente ce double coup fumant. Le transfert d’Axel est vraiment bien ciblé. Nous avons encore tendance à ne pas conserver suffisamment le ballon dans l’entrejeu. Axel va combler cette lacune. Avec lui dans la forme qu’il a affichée la saison dernière à Benfica, nous pouvons viser plus haut encore. Un grand parcours en Ligue des champions tout particulièrement. Nous avons remporté le titre national à deux reprises. Nous sommes de nouveau leaders de notre compétition et nous nous apprêtons à défier le Terek de Legear : tout baigne toujours pour nous."

Quand, avant le match contre les Pays-Bas, Axel Witsel l’a sondé, en confiance, Nicolas Lombaerts s’est exalté : "Le Zenit est un club formidable. Il n’est qu’un des joyaux d’une ville superbe. La qualité de vie, à Saint-Pétersbourg, est remarquable. Oubliez les clichés sur la Russie : en peu de temps, ce grand pays s’est considérablement modernisé."

Sur sa lancée, Nicolas Lombaerts pourfend un autre a priori : "Notre compétition n’est pas faiblarde. Elle devient même réellement attractive. Le Zenit, Rubin Kazan mais aussi les équipes moscovites lui insufflent une belle densité. La plupart des clubs évoluent dans des stades flambant neufs. Croyez-moi : de plus en plus de grands joueurs vont rallier le championnat russe. S’ils ne le font pas encore spontanément, c’est parce que la Russie n’a pas encore développé une vraie tradition footballistique. Il n’y a plus d’argent en Italie et en Espagne. Il n’y en a plus qu’en Angleterre et en Allemagne. Et en Russie. Gazprom investit à fond dans le football. Le président de Gazprom est d’ailleurs un de nos grands supporters. Il assiste régulièrement à nos matches importants. Il descend même dans le vestiaire. Cette personne joviale réagit à fleur de peau, à l’instar d’un authentique supporter."

Le Zenit n’est pas près de perdre Lombaerts.