Les Diables Rouges à l'épreuve serbe

Les Belges n’ont pas peur de l’enfer serbe, à l’image de Vincent Kompany. "On a l’habitude de jouer dans des ambiances pareilles."

Yves Taildeman
Les Diables Rouges à l'épreuve serbe
©BELGA

Les Diables sont prêts pour leur troisième finale, sur dix, les menant à Rio. Pourtant, le Stade Maracana de la Serbie ne fait pas de cadeaux. Les Diables l’ont appris en 2005 et 2006. Mais les Belges n’ont pas peur de l’enfer serbe, à l’image de Kompany. "On a l’habitude de jouer dans des ambiances pareilles" , dit-il.

Tout d’abord, comment évolue votre blessure au mollet ?

Très bien. Je suis à 200 %. Il ne s’agit pas d’une blessure récurrente, mais quand vous jouez 60 matches à haut niveau par saison, il faut parfois souffler un peu.

Mancini n’était pas à son aise…

C’est logique, quand on a 20 internationaux qui quittent le club.

Quel est l’état d’esprit de l’équipe ?

Très bon. Généralement, on est favoris. Maintenant, ce n’est pas le cas. La différence entre les deux équipes sera minime. Il y aura très peu d’occasions.

Vous connaissez Kolarov de “City”.

Je n’ai jamais joué avec un joueur qui donne de si bons coups francs que lui. C’est une machine. Sur phases arrêtées, leur danger ne vient pas seulement à partir de 18 mètres, mais à partir de 30 mètres. J’ai dit à Kolarov qu’il peut être top dans n’importe quel match, mais pas celui-ci.

Quelle sera la clé du match ?

Dès le début du match, nous ne devons pas leur donner d’espoir. Jouons comme d’habitude, en imposant notre jeu. Ils seront enthousiastes dans les vingt premières minutes. A nous de concrétiser les quelques occasions que nous aurons. Et même s’ils ont 90 % de possession du ballon, je m’en fiche, du moment qu’on gagne.

Vous devez rattraper les points perdus contre la Croatie.

Des points perdus ? Je trouve surtout qu’on en a gagné trois au pays de Galles. Quatre sur six, ce n’est pas mauvais. Il faut encore que la Croatie nous batte chez elle

Comment est votre forme ? Pour la première fois, vous avez été critiqué en Angleterre.

Je suis en grande forme. Vous savez, les attentes sont énormes. Les critiques étaient surtout liées à des prestations collectives.

Il paraît que vous aimez Belgrade.

Oui. Je viens de temps en temps rendre visite à mon ami Lovré. On ne s’est pas perdu de vue depuis Anderlecht. Mais avec mon programme chargé, ce n’est pas évident. C’est plus souvent lui qui vient à Manchester. Puisqu’il est célibataire, il a plus de temps que moi


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