Coup de chaud pour les Bleus face à la Hongrie

Dans une Puskas Arena en fusion, les Français, piégés par leur manque d’efficacité, ont souffert face à des Hongrois admirables de courage

placeholder
© AFP
Rédaction

Peter Gulasci ne s’y est pas trompé. Au coup de sifflet final, le gardien hongrois a exulté. Fêtant ce match nul comme une victoire dans une Puskas Arena en ébullition qui a longuement fêté ses héros passés tout près d’une énorme sensation.

Le match :

Un public bouillant, une ambiance qui l’est autant : la France savait qu’elle mettait les pieds dans un environnement hostile. Qu’elle aurait pu climatiser avec un peu plus d’efficacité. Les champions du monde ont eu les occasions pour : Benzema a buté une première fois sur Gulasci (14), Mbappé n’a pas cadré sa tête (17) comme le Madrilène sur un mouvement splendide après une ouverture de Griezmann et une talonade de Mbappé (31) pas plus en réussite (33).

Et si la sortie de Szalai, son capitaine, guerrier d’avant-centre, aurait pu la désorganiser, la Hongrie a trouvé la faille à la surprise générale grâce à Fiola qui a piégé Pavard et Varane (45+2).

Sous pression, les Bleus ont vu Dembélé remplacer Rabiot et toucher très vite le montant (59) avant d’égaliser sur un long dégagement de Lloris mal jugé par la défense magyar qui a laissé Mbappé centrer et Griezmann profiter d’une intervention manquée d’Orban (66).

Un moindre mal pour les Bleus qui ont poussé encore ensuite, Giroud signant son entrée d’une bonne remise vers Mbappé dont la frappe puissante mais trop axiale a été sortie par Gulasci (82) qui a encore dévié un ultime coup-franc en fin de rencontre (90+3). Avant de laisser éclater sa joie.

Le joueur : Fiola avait des ailes

S’il a évolué au poste de piston gauche pour laisser son couloir droit préférentiel à Négo, Attila Fiola a fait très mal aux Français. La manière avec laquelle il s’est joué de Pavard sur l’ouverture du score a rappelé son passé d’attaquant dans ses jeunes années à Paksi. Le joueur de Fehervar a inscrit son deuxième le jour de sa 37e sélection mais il va en garder un tout autre souvenir que le premier marqué le 31 mars dernier contre Andorre.


Le chiffre : Griezmann, sept extra ou presque

Longtemps trop éloigné du but adverse pour peser, Antoine Griezmann a marqué sur son premier ballon touché dans la surface adverse. Ce 37e but en 93 sélections est aussi son septième en phase finale de l’Euro. Seuls deux joueurs ont fait mieux : Michel Platini avec 9 réalisations et Cristiano Ronaldo, nouveau recordman depuis son doublé contre la Hongrie avec 11 buts.

Revivez Hongrie - France


Sur le même sujet