Euro 2020 : l'Italie signe le grand chelem, le pays de Galles qualifié, la Turquie éliminée après sa défaite face aux Suisses

Le groupe A a livré ses dernières vérités.

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© BELGA

Le match : les Suisses bien plus efficaces, les Turcs trop approximatifs

À la pause, ensemble, les deux équipes avaient tenté leur chance à 21 reprises au total : 10 essais pour la Suisse et 11 pour la Turquie (aucune autre première mi-temps n'avait vu autant de tirs depuis le début du tournoi). Pourtant, le marquoir affichait 2-0 en faveur des Suisses. C'est dire à quel point ils se sont montrés bien plus réalistes que les Turcs lors du premier acte.

Les troupes de Vladimir Petkovic ont ouvert le score via Haris Seferovic, puis ont doublé la mise grâce à Xherdan Shaqiri. L'homme fort de la Nati s'est offert un petit bijou : à l'entrée de la surface, le gaucher a trompé Ugurcan Cakir d'une magnifique frappe enroulée… du pied droit.


Au retour des vestiaires, Irfan Can Kahveci a répondu de son propre enroulé, histoire de sauver l'honneur de la Turquie, auteure d'un tournoi plus que décevant. Avant que Shaqiri ne s'offre le doublé en parachevant un contre rondement mené par Steven Zuber, auteur d'un triplé d'assists de son côté.

Les Suisses manquent la deuxième place, mais leurs quatre points devraient certainement leur permettre de faire partie des quatre meilleurs troisièmes et de progresser en huitièmes.

Le joueur : Xherdan Shaqiri

Il a beau n'avoir disputé que 819 minutes à peine avec Liverpool lors de la défunte saison (toutes compétitions confondues), Shaqiri reste toujours l'homme fort de la sélection helvète. S'il avait déjà enregistré un assist face au pays de Galles lors de la journée précédente, cette fois "Shaq" a fait trembler les filets lui-même. D'abord d'un magnifique enroulé du pied droit. Puis, alors qu'il aurait déjà pu alourdir le score à plusieurs reprises (28e et 57e), en concluant un contre.


Aucun joueur suisse n'a marqué plus que lui lors de grands tournois. L'ailier de Liverpool a fait mouche à quatre reprises en Coupe du monde et trois fois à l'Euro. Ce qui porte son total à 7, soit un de plus que Josef Hügi (qui a principalement joué durant les années 50).


Le chiffre : 1


Alors que certains leur avaient collé l'étiquette d'outsiders, vu la qualité de leur noyau (avec Demiral, Soyuncu, Calhanoglu, Under, Yilmaz…), les Turcs rentrent à la maison bredouille après un tournoi cauchemardesque. Les hommes de Senol Gunes n'ont pas engrangé le moindre point et ont marqué autant de buts dans leurs propres filets (1) que dans ceux de leurs adversaires (1).

Le match : L’Italie s’assure la première place du groupe A, les Gallois qualifiés

Après un début de match peu emballant, les Italiens ont pris le dessus sur leurs opposants après un peu plus de vingt minutes de jeu. Lancé dans l’espace par Bernardeschi, Belotti a trop croisé sa frappe, tout comme Chiesa, après avoir réceptionné un centre d’Emerson. Juste avant la pause, les hommes de Roberto Mancini ont débloqué la situation grâce à une phase arrêtée. Le coup franc de Verratti était dévié au premier poteau par Pessina, le milieu de terrain de l’Atalanta, et terminait sa course dans le filet latéral opposé, à la 39e minute de jeu.

La physionomie de la rencontre n’était pas différente après la pause, avec notamment un poteau de Bernardeschi sur coup franc. Et l’exclusion d’Ampadu, pour une semelle appuyée sur Bernardeschi, n’a pas facilité les choses pour les Gallois, qui s’étaient pourtant procurés une occasion, via Ramsey.

Gareth Bale a eu la balle de l’égalisation, à une quart d’heure du terme. Sur un second ballon, le capitaine s’est retrouvé esseulé au second poteau, à proximité des cages de Donnarumma, mais sa frappe s’est envolée dans les nuages.

L’Italie s’est finalement contentée de contrôler la seconde période, sans accélérer. Ce résultat leur permet d’assurer leur première place dans le groupe A et aux Gallois de garder leur deuxième position qualificative pour les huitièmes de finale de cet Euro 2020.

L’homme du match

Difficile de départager Federico Chiesa, très remuant sur son flanc, et Marco Verratti, qui a assuré sa mission de métronome dans l’entrejeu italien. Ce dernier revenait toutefois de blessure et n’avait plus joué depuis le début du mois de mai. Vu son implication dans le jeu et sa passe décisive sur coup franc, il mérite bien ce titre d’homme du match.

Le chiffre : 1 000

L’équipe italienne a enchaîné une onzième rencontre sans encaisser, toutes compétitions confondues. Les derniers à avoir réussi l’exploit de tromper la défense, ce sont les Néerlandais, à la 25e minute de leur match de Nations League. Si on additionne les 65 minutes contre les Pays-Bas et les onze matchs suivants, les Italiens ont dépassé les 1 000 minutes sans prendre le moindre but.