Glen Kamara, l’atout finlandais de cet Euro 2020 dont les Diables vont devoir se méfier?

Les Diables rouges vont devoir se méfier de ce joueur qui s’attire les éloges depuis le début de l’Euro.

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AFP

Dans l’ombre des plus renommés Teemu Pukki et Joel Pohjanpalo, le milieu défensif des Glasgow Rangers Glen Kamara est l’atout discret - mais dangereux - de la Finlande, avant son match contre la Belgique, décisif pour atteindre les 8es de finale de l’Euro, ce lundi. "Je suis à deux doigts de dire qu’il est actuellement le meilleur joueur de l’équipe", dit Janne Oivio, journaliste finlandais. Et pour cause : le joueur de 25 ans a contribué à la saison quasi parfaite des Glasgow Rangers qui ont remporté leur premier titre de champion d’Écosse depuis 2011.

Depuis le début de l’Euro, Kamara s’attire les éloges pour sa capacité à gagner les duels et son impressionnant sang-froid.

S’"il est très détendu" sur le terrain, "cela ne veut pas dire qu’il ne se bat pas", dit de lui le sélectionneur finlandais Markku Kanerva, qui l’a qualifié de "joueur clé".

Mais pour Kamara, cette saison 2020-21 est aussi entachée par une soirée de mars qu’il n’oubliera sans doute jamais : le joueur, né en Finlande de parents sierra-léonais, a été la cible d’une insulte raciste par le Tchèque Ondrej Kudela pendant un match de Ligue Europa. Kudela a été suspendu dix matchs pour "comportement raciste" et privé d’Euro, tandis que le Finlandais, pourtant réputé pour son calme, a été sanctionné de trois matchs de suspension pour avoir agressé son adversaire dans le tunnel après le coup de sifflet final.

"Je me suis senti humilié", a-t-il expliqué à l’époque, disant avoir depuis été la cible "quotidienne" d’insultes racistes en ligne.

En Écosse, les supporters des Rangers ont baptisé Kamara "50 Grand" (50 000 livres) en référence à la bouchée de pain payée par le club de Glasgow pour le recruter en janvier 2019. On lui promet maintenant un transfert dans un grand club anglais ou européen cet été. Une revanche pour celui qui a grandi à Soukka, une banlieue dortoir majoritairement blanche de la capitale Helsinki.

Si les remarques racistes d’inconnus faisaient partie de son quotidien, explique aujourd’hui le joueur, le timide garçon de l’époque avait trouvé du réconfort dans l’équipe locale de football. Il a déménagé à 12 ans avec sa mère à Londres, où il a rejoint le centre de formation d’Arsenal sans s’imposer, avant de partir pour l’Écosse en 2017.

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