"Une sortie confuse et pathétique", "Sans ce joueur, la France aurait perdu", "Un nouveau tournoi commence" : les Bleus n'ont pas rassuré la presse française

Les Français finissent premiers de leur groupe mais ils n'ont pas convaincu.

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© AFP
Ju.Pa

Qu'il semble loin le temps des louanges nées logiquement après la prestation initiale des champions du monde face à l'Allemagne. Après un nul peu glorieux face à la Hongrie, les Tricolores ont récidivé contre le Portugal. Didier Deschamps avait troqué son 4-3-3 pour revenir à un 4-2-3-1 aux allures de 2018. Cela n'a pas suffi.

"Le 4-2-3-1 n'a pas vraiment fonctionné. Du moins, il n'a pas été plus intéressant que le 4-3-3 qui avait gagné en Allemagne parce que Tolisso a eu du mal sur un côté droit fragilisé par l'inexpérience de Koundé", commente l'Equipe.

Pour le quotidien, l'important se situe dans le fait que la France ait réussi à finir premier de son groupe même si elle n'a pas rassuré. "Bien qu'elle soit première et invaincue, il faut convenir qu'on attendait autre chose de l'équipe de France, dans un match qui n'a pas eu une existence propre et qui a été lié, sans cesse, aux nouvelles qui venaient de Munich. Un nouveau tournoi commence pour les Bleus", analyse Vincent Duluc.

Du côté de So Foot, c'est la prestation moyenne d'Hugo Lloris, coupable d'une faute sur Danilo qui amène le premier penalty, que l'on a retenu. "Sans l'immense indulgence d'Antonio Miguel Mateu Lahoz, l'arbitre de la partie, le capitaine des Bleus aurait filé à la douche à la 27e minute de jeu après avoir violemment boxé le visage du Parisien Danilo Pereira dans une sortie agressive, confuse et pathétique."

"Un ratio terrible de 87 penaltys encaissés sur 102"

Pour eux, l'incapacité de l'ancien Lyonnais à arrêter un penalty est problématique.

"Des plongeons trop tôt, un combat psychologique souvent perdu d'avance, et surtout un ratio terrible de 87 penaltys encaissés sur 102 depuis le début de la carrière de l'ancien portier niçois (avec neuf arrêts seulement sur les quinze non transformés). Une comparaison ? Mike Maignan, numéro trois dans la hiérarchie des gardiens en équipe de France et réputé comme expert dans le domaine en Ligue 1, a seulement été battu 23 fois sur 33."

Eurosport pointe, quant à lui, ces Bleus "qui savent où ils vont mais qui ne savent pas encore qui ils sont." Ils ont en tout cas été sauvés par deux hommes. 

"La France a longtemps ramé. Heureusement que Paul Pogba fut son détonateur principal. Il y a une Pogba-dépendance. Sans lui, les Bleus auraient perdu, mercredi. Et se dirigeraient vers Wembley et l'Angleterre, lundi. Le danger est venu de ses pieds. Heureusement qu'il était là."

A cinq jours de son huitième de finale face à la Suisse, nos voisins ont encore du travail s'ils veulent aller au bout de la compétition.