Lukaku est serein avant d'affronter le Portugal : "Je crois que j’ai ma place parmi les joueurs de classe mondiale"

Lukaku aborde le huitième de finale contre les tenants du titre avec une énorme confiance.

Lukaku est serein avant d'affronter le Portugal : "Je crois que j’ai ma place parmi les joueurs de classe mondiale"
©BELGA
Blouard Vincent

Romelu Lukaku a faim. Encore. Toujours. Une faim de matchs, de buts, de trophées. Hier, il s’est assis à la table du chapiteau de presse, à Tubize, de la même manière qu’il a rejoint celle des meilleurs attaquants du monde. Avec calme et détermination. Morceaux choisis. Un régal.

La partie de tableau épineuse à l’Euro

"Si tu veux gagner un trophée, à un moment donné, il faut passer par des moments difficiles. On ne doit pas calculer. Dimanche, ce sera un gros défi mais un bon test. Le Portugal est une équipe très complète et on devra faire preuve d’intelligence. Si on se rue vers l’avant, on le paiera cher parce qu’ils sont forts en reconversion. Par rapport à la demi-finale du Mondial 2018 perdue contre la France, on est plus matures. Il y a trois ans, on a produit du beau jeu mais on s’est fait avoir. Maintenant, on sait gagner de différentes manières. Le groupe a faim et est en confiance."

Sa faim insatiable de jouer et la hiérarchie chez les Diables

"Vous savez, je regarde beaucoup de documentaires sur des joueurs de NBA et de football américain. J’ai vite remarqué leur préparation à chaque match. Quand j’avais 20-21 ans, j’ai compris que je devais toujours tout faire pour que mon corps soit prêt sur le plan technique et physique. C’est grâce à ça que j’ai cette longévité, que je ne suis jamais fatigué. Pour le reste, par rapport à Michy et Christian, c’est le choix de l’entraîneur."

Le retour de Thierry Henry dans le staff belge

"Par rapport à son premier passage avec nous, il parle encore plus. Pas seulement avec le département offensif, mais avec tout le monde. Et il est encore plus exigeant. Dès qu’on voit quelque chose dans le jeu, on échange ensemble. Et parfois, il passe le message à l’entraîneur."

Sa forme du moment

"Quand les gens commentent les prestations des meilleurs attaquants comme Lewandowski, Benzema, Kane ou Cristiano Ronaldo, ils parlent toujours de niveau mondial. Quand c’est moi, ils disent juste que je suis en grande forme. J’ai toujours la motivation de travailler dur pour être toujours meilleur, mais je crois que j’ai ma place parmi cette liste de joueurs de classe mondiale. Si je suis dans la forme de ma vie ? Ce qui est sûr, c’est que j’ai encore beaucoup progressé. Mais je cherche constamment ce petit plus. Tout le monde parle de la forme, mais j’ai franchi un palier dans ma carrière cette année. J’essaie d’en franchir encore un parce que je crois que tout est possible dans le foot, c’est une question de travail."

Son duel à distance avec Ronaldo (29 buts en Serie A, pour 24 à Lukaku)

"Sur le plan personnel, ce duel m’a nourri cette saison, oui, mais pas collectivement. Je savais que c’était important pour l’Inter de remporter le titre, et on l’a fait. Avec la manière, en gagnant presque tous les gros matchs. Si j’envie une qualité de Cristiano Ronaldo ? Son dribble et sa frappe de balle. Mais je crois qu’il aimerait avoir ma force et mon jeu dos au but."

Le VAR

"Contre la Finlande, si je chaussais du 45 et pas du 48,5, mon premier but aurait été valable. Mais je savais que j’allais marquer encore après ça. (rires) Avec le VAR, il faut être plus intelligent dans ses mouvements, surtout dans les appels de balle, et soigner sa course de déplacement. Mais à l’inverse, si je prends mon but contre la Russie, il était valable grâce à la nouvelle règle. Donc je dois aussi être intelligent sur ce genre d’action."

Sur l’éloignement familial durant le tournoi

"Au début du confinement, j’ai été éloigné de mon fils durant deux mois. C’était encore plus dur. C’est comme ça pour tous les joueurs ici durant l’Euro. On sait qu’on fait ces sacrifices parce qu’on veut réaliser quelque chose en commun. Être champions d’Europe."

Son rêve de Ballon d’or et son avenir en Diable

"C’est un rêve dont je ne veux même pas parler en public. (sourire) Pour les Diables rouges, la Coupe du monde est seulement dans un an et demi, je pense que je serai encore là."

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