Martinez: "Notre équipe a appris à souffrir"

Roberto Martinez n’a pas vu un bon match de football mais la bonne attitude.

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© BELGA

Roberto Martinez était stressé. Très stressé. Il s’en est d’ailleurs plus pris à l’arbitre qu’à son habitude.

Une explication est la tension inhérente à un match de ce type mais également au visage de son équipe en fin de match et aux deux nouveaux pépins physiques, d’Eden Hazard et Kevin De Bruyne, qui s’ajoutent à la longue liste des blessures belges dans ce tournoi.

"J’espère que ce ne sera pas trop grave", grimace-t-il. "Je ne sais pas vous dire si c’est grave pour le moment. Nous devons attendre 48 heures pour obtenir les premiers résultats concrets."

La blessure de De Bruyne semble être la plus lourde des deux. "Il ne parvenait plus à tourner sa cheville. La blessure d’Eden est plus un ressenti au niveau musculaire."

Thomas Vermaelen était, au contraire, une belle satisfaction. "Il y avait des inquiétudes sur la défense. Cela ne m’a jamais atteint vu les maîtres défensifs qu’il y a dans le groupe. Ils ont presque fait passer la défense au rang d’art. Je voudrais aussi féliciter Thibaut (Courtois), qui a fait un très bon match."

Martinez n’a pas pointé le niveau footballistique de son groupe. "J’étais toutefois content de ce que nous avons montré avant la pause. Nous avons joué de manière intelligente."

La deuxième mi-temps était d’un autre genre. La Belgique a montré un visage plus timoré. "Nous avons été solides mais la dernière demi-heure n’était pas bonne. Nous n’avons pas pu garder le ballon comme nous aurions dû le faire."

Mais l’important n’était pas dans le contenu footballistique pour le coach. "Nous avons fait preuve d’une mentalité de gagnants. Une mentalité qui nous a permis de renverser le champion d’Europe. Notre équipe a appris à souffrir."

Un changement opéré depuis la désillusion de 2018 et le match face à une France moins belle mais plus efficace. "Cette force de travail en est le résultat. Les joueurs donnent tout sur le terrain. À chaque rassemblement, je vois qu’ils prennent soin les uns des autres. Ils souffrent pour aider leurs équipiers. Nous avons une équipe talentueuse et difficile à stopper mais aujourd’hui je peux juste me dire extrêmement ravi de la mentalité affichée."

Le timing relativement tardif de ses changements a également étonné. Il s’est justifié. "Je ne voulais pas changer pour ne pas déconcentrer l’équipe dans une phase clé. Un remplaçant n’est parfois pas directement dans le rythme du match et cela peut coûter cher. Puis, je voulais garder la possibilité de réaliser des changements en cas de prolongation."

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