"On ne peut pas se plaindre", "On espère que l'Italie sera championne d'Europe": les supporters belges, tristes mais persévérants

Tristes, les supporters belges reportent leurs espoirs sur le prochain Mondial.

"On ne peut pas se plaindre", "On espère que l'Italie sera championne d'Europe": les supporters belges, tristes mais persévérants
©AP
Lefèbvre Patrick

Les Diables rouges ont été battus. Ils ne seront pas champions d’Europe cette année. Pourtant, à certains endroits, ça chante et ça klaxonne comme s’ils avaient gagné. Mais ce sont les Italiens, nombreux chez nous qui font la fête. Et à beaucoup d’endroits, ils sont accompagnés de supporters aux couleurs noires, jaunes, rouges. Les liens entre les deux pays sont solides, réels… Mathieu, à Thuin, résume parfaitement la situation : "C’est incroyable. Quand on se rappelle ce qui s’est passé après l’élimination de la France… Ici, on a regardé le match tous ensemble et maintenant, on partage un verre. C’est un état d’esprit différent et on espère maintenant que l‘Italie sera championne d’Europe". Tino, à Liège est un peu déçu, même si son équipe a gagné : "Évidemment, l’Italie est mon équipe de cœur, mais je suis belge et triste pour beaucoup de mes amis. J’aurais préféré voir ces deux équipes en finale, les Belges méritaient d’aller plus loin".

Les supporters belges font donc contre mauvaise fortune bon cœur. Ils reportent maintenant leurs espoirs sur la coupe du monde. Même si ce sera sans doute encore plus difficile. "On ne peut pas se plaindre, explique Cédric. On est un si petit pays, avec onze millions d’habitants, et on parvient encore à faire la nique aux grandes nations. Même si aujourd’hui les Italiens étaient les plus forts, on peut être fiers du parcours de notre équipe nationale et on a quand même l’équipe numéro un mondiale". Une façon comme une autre de se consoler.

C’est tout un pays qui est maintenant triste. "Mais ce n’est pas pour ça qu’on commence à critiquer l‘équipe ou son entraîneur comme ça se fait chez certains voisins", conclut Cédric.