"Kiricocho": l'incroyable histoire du mauvais sort jeté par Chiellini à Saka sur le tir au but décisif

Ce dimanche, l'Italie est devenue championne d'Europe au bout du suspense. Et Chiellini n'y est pas pour rien.

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© Belga
N. Ch.

Ce détail, passé inaperçu dans un premier temps, pourrait rester comme l'anecdote principale de cet Euro 2020 dans l'histoire du football. Car Giorgio Chiellini est passé aux aveux: oui, il a jeté un mauvais sort au malheureux Bukayo Saka, le 5e tireur anglais, lors de la séance de tirs au but.

Sur les images ci-dessous, on voit le défenseur de 36 ans s'écrier "Kiricocho" tout en observant Saka prendre sa course d'élan. Le résultat est sans appel: un penalty mal tiré, facilement détourné par Donnarumma. Et le trophée pour l'Italie.




L'histoire d'un supporter qui porte la poisse

Mais qu'est-ce que "Kiricocho" ? Selon la légende, il s'agit du nom d'un supporter du club d'Estudiantes (Argentine) dans les années 80. Juan-Carlos, de son prénom, engendrait par sa simple présence de nombreuses blessures au sein du club. Carlos Bilardo, le coach de l'époque, en était en tout cas convaincu. Il avait alors donné une mission au supporter: accueillir les équipes adverses avant chaque match de championnat. Cette saison-là, Estudiantes a tout gagné, sauf un match: face à Boca Junior, dont les joueurs n'avaient pas croisé Kiricocho avant le match. 

Maradona et Diego Simeone, alors joueurs, ont amené le mythe en Europe et ce nom est devenu une sorte de mauvais sort. En 2010, Joan Capdevilla avait avoué avoir crié cette même formule lorsque Robben s'était présenté face à Casillas, dans un duel remporté par le portier espagnol, en finale du Mondial. "C'est la seule fois de ma vie que j'ai utilisé 'Kiricocho'. C'est la seule chose qui m'est venue à l'esprit à ce moment-là, en désespoir de cause. Cela a fonctionné."

Capdevilla a ensuite terminé (ou presque) sa carrière au... Lierse. Peut-être retrouvera-t-on Chiellini à Lommel ou Deinze dans quelques années.