La ministre française des Sports réclame des sanctions après Nice-Marseille: "C'est une insulte pour le football"

Les incidents qui ont conduit à l'interruption du match de Ligue 1 Nice-Marseille dimanche soir sont "une insulte pour le football", a affirmé lundi la ministre des Sports Roxana Maracineanu sur BFMTV, en réclamant des "sanctions" pour les "coupables".

Le match de la 3e journée Nice-Marseille a été arrêté dimanche une heure et demie après que des supporters ont envahi le terrain à la suite d'un incident qui a enflammé la rencontre: une énième bouteille en plastique lancée sur le joueur marseillais Dimitri Payet, que ce dernier a renvoyée vers la tribune. Nice menait 1-0 quand la rencontre a été interrompue à la 75e minute.

Lundi, une enquête a été ouverte par le parquet de Nice et les deux clubs ont été convoqués devant la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP)

"C'est évidemment regrettable étant donné le temps que nous avons passé à suivre des matches sans spectateurs, sans amoureux de sport, sans encouragements", a d'abord réagi la ministre.

"Voir ça dès les premiers matches de football, ça fait de la peine, c'est intolérable parce que la première des conditions pour qu'un match se déroule c'est évidemment d'assurer la sécurité des gens qui sont sur un terrain, des joueurs, des arbitres, des entraîneurs", a-t-elle poursuivi.

"Ces incidents sont une insulte d'abord pour le football, pour le sport en général et les supporters eux-mêmes", a-t-elle ajouté en demandant de "sanctionner", les auteurs de jets de projectiles et ceux qui ont envahi la pelouse, "comme il faut".

"Il y a les sanctions, les interdictions de stade. Je suis prête à rouvrir ce dossier s'il le faut, si toutefois on arrive à désigner les coupables en question", a-t-elle précisé.

"Je crois qu'il faut qu'il y ait des pénalités pour le club en question", a aussi estimé Roxana Maracineanu.

Le match aurait-il dû reprendre? "Cela va être l'un des éléments de l'enquête. Si les joueurs se sont sentis en danger (...) ils ont bien fait de rester dans les vestiaires et de faire en sorte que le match ne reprenne pas", a répondu la ministre.

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