42 millions (mais pas seulement): voici le plan de Wouter Vandenhaute pour sauver Anderlecht, sans Jos Donvil

Le président devient actionnaire, Coucke annule 33 millions de dettes et reconvertit 18 millions de dettes en capital.

42 millions (mais pas seulement): voici le plan de Wouter Vandenhaute pour sauver Anderlecht, sans Jos Donvil
©Belga
Yves Taildeman

Anderlecht est sauvé. Le président Wouter Vandenhaute, qui devient actionnaire du club, a mis sur pied un plan financier qui génère 42 millions d'euros. Et Marc Coucke a fait un énorme geste pour faire disparaître les 51 millions de dettes que le club avait auprès de lui. Les actionnaires minoritaires, eux, n'ont plus que 10% des actions.

En avril, on croyait que l'avenir financier du Sporting était garanti. Le club avait annoncé une augmentation de capital frais à hauteur de 25 millions d'euros et la conversion d'une grande partie des dettes de Marc Coucke en actions. Seulement, l'augmentation urgente du capital se faisait attendre, l'Assemblée Générale de juin était reportée. Les actionnaires minoritaires (Michael Verschueren, Etienne Davignon, Johan Beerlandt et les filles Vanden Stock) n'étaient pas d'accord avec les conditions et n'apportaient pas de solution financière.

Anderlecht se devait de trouver une solution à court terme, parce que la Pro League et l’UEFA risquaient de pénaliser les Mauves s’ils ne tenaient pas leur parole par rapport à leur plan de relance. Et le négativisme risquait d’influencer les résultats sportifs et l’état d’esprit des supporters.

Vandenhaute s'est mis en quête d'une solution. Le résultat: en collaboration avec Geert Duyck, un supporter d'Anderlecht qui est une grosse pointure dans le monde financier belge et mondial, Vandenhaute va investir 24 millions via le véhicule d'investissement qu'ils ont baptisé "Mauvavie", qui peut être interprété comme "Mauve à vie" ou comme "Avis pour les Mauves". Via une hausse de capital, ils auront plus de 25 % des actions du club en mains.

Marc Coucke reste donc actionnaire principal, d'autant plus qu'il injecte encore 11 millions supplémentaires dans le club. Steven Buyse, un collaborateur de Geert Duyck, investit 5 millions. Les actionnaires minoritaires, eux, rajoutent 2 millions. En tout, cela fait 42 millions de capital frais.

Anderlecht se sépare de son CEO Donvil, Verbeke devient le Mannaert du RSCA

Mais ce n'est pas tout. Marc Coucke fait un deuxième geste, cette fois au niveau des dettes (51 millions) que le club lui doit. Il reconvertit 18 millions en capital et annule 33 millions de dettes via le principe de la "clause de retour à meilleure fortune". En d'autres mots : le jour où Anderlecht fera des bénéfices, Coucke sera en mesure de récupérer son argent. Il doit donc espérer que le Sporting se qualifiera pour la Ligue des champions et que certains joueurs rapporteront le jackpot.

Autre décision surprenante : le club se sépare du CEO Jos Donvil, qui n'était à Anderlecht que depuis dix mois. Il avait succédé à Karel Van Eetvelt. Désormais, c'est le directeur sportif Peter Verbeke qui devient l'homme fort du management, à l'instar de Vincent Mannaert à Bruges. C'est lui qui devra faire un audit interne du club afin de pouvoir établir un nouveau plan d'affaires avant Noël.

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